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LES SÉCULARISATIONS.

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cette cour. Il fallait d’abord trouver le complément de revenu promisau prince archichancelier, électeur de Mayence . On imagina un premiermoyen de le satisfaire. Au nombre des villes libres conservées se trou-vaient Ratisbonne et Wetzlar , la dernière maintenue dans sa qualité deville libre à cause de la chambre impériale qui résidait chez elle. Maladministrées l'une et l’autre, comme la plupart des villes libres, ellesn’avaient pas une existence dont la continuation fût fort désirable. Onles assigna au prince archichancelier. Il y avait à cela une véritableconvenance, car Ratisbonne était la ville où siégeait la diète, et Wetzlar celle où siégeait la suprême cour d’empire. Il était naturel de les donnerau prince directeur des affaires germaniques. Ces deux cités, celle deRatisbonne surtout, furent fort joyeuses de leur nouvelle destination.Le prince archichancelier possédant Aschaffcnbourg, Ratisbonne etWetzlar , avait 650,000 florins de revenu assurés en territoire. Il fallaitlui en trouver encore 350,000. Il en fallait de plus 53,000 pour lamaison de Stolberg et Iscmbourg, 10,000 pour le duc d'Oldembourg,oncle et protégé de l’empereur Alexandre. C’était en tout 413,000florins à faire peser sur les biens d’Église réservés, indépendammentdes pensions ecclésiastiques. Baden, Wurtemberg avaient déjà acceptéla part imputable sur les biens réservés situés dans leurs Etats. LaPrusse et la Bavière avaient à supporter chacune la moitié des 413,000florins restant à trouver. La Bavière était financièrement très-chargée,et par la quantité des pensions qui lui étaient échues, et par les dettesqui avaient été transportées de ses anciens États sur les nouveaux. LaPrusse ne voulait pas même supporter 200,000 florins sur les 413,000qui manquaient encore. Elle avait imaginé un moyen de se les pro-curer, cetait de faire payer ces 413,000 florins aux villes libres deHambourg, Brême, Lubeck , quelle jalousait vivement. Cette âpretéfaisait scandale à Ratisbonne , et le ministre de Prusse , M. de Goertz,en était si confus qu’il avait été prêt un moment à donner sa démission.M. de Laforest l’en avait empêché dans l'intérêt même de la négo-ciation.

La faculté de réclamer accordée aux petits princes avait fait renaîtreune quantité de prétentions éteintes. Une autre cause avait contribuéà les réveiller; c’était le bruit, déjà fort répandu à Ratisbonne , quel’Autriche était près d’obtenir à Paris un supplément d'indemnité enfaveur de l’archiduc Ferdinand. Ilesse-Cassel, jaloux de ce qu’on avaitfait pour Baden, Hesse-Darmstadt de ce qu’on avait fait pour Hesse -