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LES SÉCULARISATIONS,

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abouchement, à Paris, entre l'Autriche et le premier consul, fit naîtreune espérance de rapprochement qui fut accueillie avec joie par toutle monde.

M. de Hugcl, amené enfin au système de la condescendance, con-sentit à communiquer les actes de la députation extraordinaire auxministres médiateurs, afin que ceux ci pussent s'adresser à la dicte, etrequérir l’adoption du recez comme loi de l’empire. Mais, par une peti-tesse de vieux formaliste, M. de Ilugel refusa d’envoyer le recez lui-même revêtu des couleurs impériales ; il communiqua un simpleimprimé, avec une dépêche qui en garantissait l’authenticité.

Sans perdre de temps, le 4 décembre (13 frimaire), les deux mi-nistres français et russe communiquèrent le recez à la diète , déclarantqu'ils l’approuvaient dans son entier, au nom de leurs cours respec-tives, (ju’ils en demandaient immédiatement la prise en considération,et le plus prochainement possible l’adoption comme loi de l’empire.Celle promptitude à saisir la diète était un moyen de faire arriver oules ministres des États allemands qui élaient absents, ou les instruc-tions de ceux qui n’en avaient pas encore.

Ici de nouvelles précautions devenaient nécessaires, relativement àla composition de la diète. Admettre à voter tous les États supprimés àla rive gauche par la conquête de la France , à la rive droite par lesystème des sécularisations, c’était s’exposer de leur part à une résis-tance invincible, ou bien les condamner à prononcer eux-mèmes leurpropre suppression. Il fut convenu avec le ministre directorial, c’est-à-dire avec l’archichancelier, de convoquer exclusivement les États con-servés dans l’empire, soit que leur titre fût changé, soit qu’il ne le fûtpas. Ainsi on ne convoqua ni Trêves ni Cologne dans le collège desélecteurs, mais on convoqua Mayence dont le titre était constitué exjure novo. Dans le collège des princes, on supprima ceux dont les ter-ritoires avaient été incorporés à la république française ou à la répu*blique helvétique , tels, par exemple, que les princes séculiers et ecclé-siastiques de Deux-Ponts, de Montbéliard , de Liège, de Worms, deSpire, de Bàle, de Strasbourg . On maintint provisoirement les princesqui avaient obtenu des principautés nouvelles, sauf à régulariser leurtitre plus tard, et à le faire transférer sur les territoires sécularisés quileur avaient été dévolus. On supprima dans le collège des villes toute lamasse des villes incorporées, on ne maintint que les six villes conser-vées , Augsbourg, Nuremberg, Francfort, Brême, Hambourg, Lubeck ,