LIVRE XVI.
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anciens États souverains et les États sujets, se trouvaient résolues auprofit de ces derniers. Vaud et Argovie, autrefois sujets de Berne ;Thurgovie, autrefois sujet de Schaffouse ; le Tessin , autrefois sujetd’Uri et d’Unterwalden , étaient constitués en cantons indépendants.Les petits cantons, tels que Glaris, Appenzell , qu'on avait agrandis,afin de les dénaturer, étaient débarrassés de l’incommode grandeurdont on avait voulu les charger. Le canton de Saint-Gall était com-posé de tout ce dont on débarrassait Appenzell, Glaris et Schwitz .Schwitz seul conservait quelques accroissements. Si aux dix-neuf can-tons qui suivent, Appenzell, Argovie, Bàlc, Berne, Fribourg, Glaris ,Grisons, Lucerne, Saint Gall, Schaffouse, Schwitz, Soleure, Tessin ,Thurgovie, Untenvalden, Uri, Vaud, Zug et Zurich, on ajoute Genève ,alors département français, le Valais constitué à part, Neuchâtel , prin-cipauté appartenant à la Prusse, on a les vingt-deux cantons existantaujourd'hui.
Quant au régime particulier imposé à chacun d’eux, on s’était con-formé à leur ancienne constitution locale, en la purgeant de ce qu’elleavait de féodal ou d’aristocratique. Les laiulsgemeinde, ou assembléesdes citoyens âgés de vingt ans, se réunissant une fois par an, pourstatuer sur toutes les affaires, et nommer le landamman, étaient réta-blies dans les petits cantons démocratiques d’Appenzell, Glaris, Schwitz ,Uri, Unterwalden . On ne pouvait faire autrement sans les rejeter dansla révolte. Le gouvernement de la bourgeoisie était rétabli à Berne ,Zurich, Bâle , et cantons semblables, mais à la condition que les rangsen resteraient toujours ouverts. Moyennant qu’on possédât une pro-priété de mille livres de revenu à Berne, de cinq cents à Zurich , ondevenait membre de la bourgeoisie gouvernante, et apte à toutes lesfonctions publiques. Il y avait, comme autrefois, un grand conseilchargé de faire les lois, un petit conseil chargé de veiller à leur exécu-tion , un avoyer ou bourgmestre chargé des fonctions exécutives,sous la surveillance du petit conseil. Dans les cantons chez lesquels lanature avait fait naître des divisions administratives particulières,comme les rhodes intérieurs et extérieurs dans l’Appenzell,lcs liguesdans les Grisons , ces divisions étaient respectées et maintenues. C’était,en un mot, l’ancienne constitution helvétique corrigée d’après les prin-cipes de la justice et les lumières du temps; c’était la vieille Suisse ,restée fédérative, mais accrue des pays sujets qu’on élevait à la qualitéde cantons, maintenue à l’état de démocratie pure, là où la nature le