CAMP PE BOULOGNE.
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Il y avait songé d’abord pour la fin de l’automne ; maintenant il y son-geait pour le commencement de l'hiver, ou au plus tard pour le milieu.Mais les travaux s'étendaient à vue d’œil, et chaque jour un perfec-tionnement nouveau se présentant ou à lui, ou à l'amiral Bruix , ilsacrifiait du temps à l'introduire. L'instruction des soldats et desmatelots gagnait à ces délais inévitables, qui portaient ainsi avec euxleur propre dédommagement. A la rigueur, on aurait pu tenter, mêmeaprès ces huit mois d'apprentissage, l’expédition projetée. Cependantil fallait six mois encore, si l’on voulait que tout fût prêt, que l'équi-pement et l’armement fussent achevés, que l’éducation chez les hommesde terre et de mer ne laissât plus rien à désirer.
Mais des considérations décisives commandaient un nouveau délai,c’étaient les retards de la flottille batave, qui devait porter l'ailedroite, commandée par le général Davoust. Sur le vœu exprimé par le
trois canons de 24, et chaque bateau un canon de 24. Faites-moi connaître vosidées sur cette flottille. Croyez-vous qu’elle nous mènera sur les bords d’Albion ?Elle peut nous porter 100,000 hommes. Huit heures de nuit qui nous seraientfavorables décideraient du sort de l’univers.
Le ministre de la marine a continué sa tournée vers Flessingue , visiter la flot-tille batave, composée de cent chaloupes, trois cents bateaux canonniers, capablesde porter 30.0;i0 hommes, et la flotte du Texel, capable de porter 30,000 hommes.
Je n’ai pas besoin d’activer votre zèle ; je sais que vous ferez tout ce qui serapossible. Comptez sur mon estime.
Au citoyen Daugier, capitaine de vaisseau, commandant le bataillon des matelots
de la garde.
Citoyen Daugier, je désire que vous partiez dans la journée de Paris pour vousrendre en droite ligne à Cherbourg . Vous y donnerez des ordres pour le départ desbâtiments de la flottille qui se trouvent dans ce port, et vous y resterez le tempsnécessaire pour lever tous les obstacles et accélérer les expéditions.
Vous vous rendrez dans tous les ports de la déroute où vous saurez qu'il y a desbâtiments de la flottille ; vous en presserez le départ, et vous donnerez des instruc-tions pour que des bâtiments ne restent pas des mois entiers dans ces ports, no-tamment à Diektte.
Vous remplirez la même mission qu’à Cherbourg, à Granville et à Saint-Malo .Vous m’écrirez de ces deux ports.
Vous remplirez la même mission à Lorient, Nantes , Rochefort, Bordeaux etBayonne .
La saison s’avance ; tout ce qui ne serait pas rendu à Boulogne dans le courantde pluviôse ne pourrait plus nous servir. Il faut donc que vous activiez et disposiezles travaux en conséquence.
Vous vous assurerez que les dispositions qui ont été faites pour fournir des gar-nisons sont suffisantes dans chaque port.