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CONSPIRATION DE GEORGE.

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Ainsi, du milieu d'un suicide interrompu, soldait contre Moreauune dénonciation terrible ; dénonciation fort exagérée par le désespoir,mais présentant cependant l’ensemble du complot. M. Réal, stupéfait,courut aux Tuileries . Il trouva, comme d’usage, le premier consuls'arrachant de bonne heure au sommeil, pour se livrer au travail. Lepremier consul était encore dans les mains de son valet de chambreConstant, lorsqu’aux premiers mots de M. Réal, il lui mit la main surla bouche, le fit taire, et s’enferma seul avec lui pour entendre sonrécit. Il ne parut point étonné. Cependant il refusa de croire entière-ment à la déclaration qui concernait Moreau. Il comprenait très-bience projet de réunir tous les partis contre lui, d’employer Pichegru connue intermédiaire entre les royalistes et les républicains; mais,

celles qui sont relatives à la conspiration de George et qui seront citées ci-après,est tirée d'un Recueil en huit volumes in-8 ", ayant pour titre :

PROCÈS INSTRUIT PAR LA COUR RE JUSTICE CRIMINELLE ET SPÉCIALE DU DÉPARTEMENT DE LA

SEINE, SÉANTE A PARIS, CONTRE GEORGE, PICHEGRU ET AUTRES, PRÉVENUS DE CONSPIRATION

CONTRE LA PERSONNE DU PREMIER CONSUL. TARIS, C. F. PATR1S, IMPRIMEUR DE LA COl’R DE

JUSTICE CRIMINELLE. 1804. (EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE ROYALE.)

Déclaration de A thanase-Ilyacinthe Bouvet de Lozier, faite en présence du grandjuge, ministre de la justice.

Tome II, page 1(18.

C’est un homme qui sort des portes du tombeau, encore couvert des ombres dela mort, qui demande vengeance de ceux qui, par leur perfidie, l’ont jeté, lui et sonparti, dans l’abîme où il se trouve.

Envoyé pour soutenir la cause des Bourbons, il sc trouve obligé ou de combattrepour Moreau, ou de renoncer à une entreprise qui était l’unique objet de sa mis-sion.

Monsieur devait passer en France pour se mettre à la tête d’un parti royaliste ;Moreau promettait de se réunir à la cause des Bourbons. Les royalistes rendus enFrance , Moreau se rétracte.

Il leur propose de travailler pour lui et de le faire nommer dictateur.

L’accusation que je porte contre lui n’est appuyée peut-être que de demi-preuves.

Voici les faits; c’est à vous de les apprécier.

Un général qui a servi sous les ordres de Moreau, Lajolais, est envoyé par luiauprès du prince à Londres: Pichegru était l'intermédiaire : Lajolais adhère, aunom et de la part de Moreau, aux points principaux du plan proposé.

Le prince prépare son départ ; le nombre des royalistes en France est augmenté,et dans les conférences qui ont lieu à Paris entre Moreau, Pichegru et George, lepremier manifeste ses intentions, et déclare ne pouvoir agir que pour un dicta-teur et non pour un roi.

De là, l’hésitation, la dissension et la perte presque totale du parti royaliste.

Lajolais était auprès du prince au commencement de janvier de cette année,comme je l’ai appris par George.