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LIVRE XXV.

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On avait pris à cette époque les compagnies de grenadiers de tous lesrégiments qui n’étaient pas destinés à faire partie de l’expédition deBoulogne. Après Austerlitz, plusieurs de ces compagnies avaient étérenvoyées à leurs corps. Napoléon ordonna de joindre à celles quiétaient demeurées ensemble les grenadiers et voltigeurs des dépôts etrégiments stationnés dans les 25' et 26 e divisions militaires (pays,compris entre le Rhin, la Meuse et la Sambre), de les organiser enbataillons de 5 compagnies chacun, et de les acheminer sur Mayence.,C’était un nouveau corps de 7,000 hommes, qui, joint à la garde ,impériale, devait porter la réserve de l’armée à 14,000 hommes. Il yajouta 2,400 dragons d’élite, formés en bataillons de 4 compagnies ouescadrons, et devant servir soit à pied, soit à cheval, toujours à côtéde la garde. Ces dragons, tirés de la Champagne, de la Bourgogne ,de la Lorraine , de l’Alsace, pouvaient être transportés en une vingtainede jours sur le Mein.

Les réserves dont nous venons de décrire la composition, ajoutéesaux conscrits tirés des dépôts, allaient accroître considérablement lesforces prêtes à marcher sur la Prusse. La grande armée était com-posée de sept corps, dont six seulement en Allemagne , le second,sous le général Marmont, ayant passé en üalmatie. Les commandantsde ces corps étaient demeurés les mêmes. Le maréchal Bernadotte commandait le premier corps, fort de 20,000 hommes,; le maréchalDavoust commandait le troisième, fort de 27,000 ; le maréchal Soultétait à la tête du quatrième, dont la force s’élevait à 32,000 soldats. Le.maréchal Laimes, toujours dévoué, mais toujours sensible et irritable,avait quitté un instant le cinquième corps par suite d’un mécontenttement passager. Il venait d’en reprendre le commandement au premier,bruit de guerre. Ce corps montait à 22,000 hommes, même depuisque les grenadiers Oudinot n’en faisaient plus partie. Le maréchal Ney.avait continué de diriger le sixième, resté à un effectif de 20,000soldats présents au drapeau. Le septième, sous le maréchal Augcreau,en comptait 17,000. La réserve de cavalerie, dispersée dans les paysfertiles en fourrage, pouvait réunir i’8,000 cavaliers '.Murat, toujourschargé de la commander, avait reçu ordre de quitter le duché,de Berg;

1 Voici quelle était la situation exacte des différents corps de la granoe arméeà l’époque de l’ouverture de la campagne de 1806. Je m’en rapporte aux états de,si-tuation qui se trouvent: aux archives du dépôt de la guerre à Paris , vol. 503/8.