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LITRE XXV.
valerie, que quelques chasseurs et hussards pour se garder. Le grosde la cavalerie était toujours concentré sous Murat, et placé directe-ment sous la main de Napoléon , par les motifs que nous avons faitconnaître ailleurs. La garde, les compagnies d’élite formaient uneréserve générale de toules armes, ne quittant jamais Napoléon,et marchant près de lui, non pour veiller sur sa personne, mais pourobéir plus rapidement à sa pensée.
Les ordres de mouvement furent donnés de manière à être exécutésdans les premiers jours d’octobre. Napoléon enjoignit aux maréchauxNey et Soult de se réunir dans le pays de Bayreuth , pour former ladroite de l’armée ; aux maréchaux Davoust et Bernadotte , de se réunirautour de Bamberg , pour en former le centre ; aux maréchaux Lanneset Augcreau, de se réunir aux environs de Cobourg , pour en formerla gauche. Il concentrait ainsi ses forces sur les frontières de la Saxe,dans des vues militaires dont on appréciera bientôt l’étendue et la pro-fondeur. Murat avait ordre de rassembler la cavalerie à Wurtzbourg .La*garde à pied, transportée en six jours sur le Rhin , marchait versle même point. Ces différents corps devaient être rendus à leur postedu 5 au 4 octobre. Il leur était expressément recommandé de ne pasdépasser les frontières de la Saxe.
Tout étant préparé, soit pour la sûreté de l’empire, soit pour laguerre active qu’on allait entreprendre, Napoléon résolut de quitterParis . Il n’était rien survenu de nouveau dans les relations avec laPrusse. Le ministre Laforest avait gardé le silence prescrit par Napo-léon, mais il mandait que le roi, dominé par les passions de la couret de la jeune aristocratie, étant parti pour son armée, il n’y avaitplus d’espoir de prévenir la guerre, à moins que les deux monarques,présents à leurs quartiers généraux, n’échangeassent quelques explica-tions directes, qui fissent cesser un déplorable malentendu, et pussentsatisfaire l’orgueil des deux gouvernements. Malheureusement de tellesexplications n’étaient guère à espérer. M. de Knobelsdorf, resté àParis , protestait des intentions pacifiques de son cabinet. Peu initié ausecret des affaires, ne partageant ni ne comprenant les passions quientraînaient sa cour, il jouait auprès de Napoléon le rôle d’un person-nage respecté mais inutile. Les nouvelles du Nord représentaient laRussie comme pressée de répondre aux vœux de la Prusse, et toutoccupée de préparer ses armées. Les nouvelles de l’Autriche la peig-naient comme épuisée, pleine de rancune à l’égard de la Prusse, et