LIVRE XXV.
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ïsorps du général Tauenzien. Il était adossé à cette hauteur, soninfanterie déployée, sa cavalerie disposée sur ses ailes, l’artilleriesur son front. Il paraissait fort de 8,000 hommes d’infanterie et de2,000 de cavalerie. Napoléon, qui avait couché dans les environs deSaalbourg, accourut sur les lieux dès le matin, et à la vue de l’ennemiil ordonna l’attaque. Le maréchal Bcrnadotte dirigea quelques com-pagnies du 27 e léger, commandées par le général Maison, surSclileitz. Le général Tauenzien, averti que le gros de l’armée françaisesuivait cette avant-garde, ne songea pas à défendre le terrain qu’iloccupait. Il se contenta de renforcer le détachement qui gardaitSclileitz, afin de gagner par un petit combat d’arrière-garde le tempsde se retirer. Le général Maison entra dans.Schleitz avec le 27' légeret en repoussa les Prussiens. Au même instant les 94' et 95' régimentsde ligne, delà division Drouet, passaient le Wiesenthal, l’un au-des-sous de Schleitz, l’autre dans Sclileitz même, et contribuaient à pré-cipiter la retraite de l’ennemi, qui se porta vers les hauteurs en arrièrede Schleitz. On le poursuivit rapidement sur ces hauteurs, et, arrivésur leur sommet, on en descendit le revers à sa suite. Murat, accom-pagné du 4' de hussards et du 5' de chasseurs 2 (celui-ci resté un peuen arrière), serra de près l'infanterie ennemie, qui était escortéepar 2,000 chevaux. En voyant le peu de forces dont Murat disposait,quelques escadrons prussiens se jetèrent sur lui. Murat les prévint, leschargea, le sabre à la main, à la tète du 4' de lnissards, et les repoussa.Mais ramené bientôt par une cavalerie plus nombreuse , il manda entoute hâte le 5' de chasseurs, ainsi que l’infanterie légère du généralMaison, qui n’avaient pas encore pu le joindre. Il eut dans l’intervalleplusieurs charges à supporter, et les soutint avec sa vaillance accou-tumée. Heureusement le 5' de chasseurs accourut au galop, rallia le4' de hussards, et fournit à son tour une charge vigoureuse. Mais legénéral Tauenzien , voulant se débarrasser de ces deux régimcnls’decavalerie légère, lança sur eux les dragons rouges saxons ainsi que leshussards prussiens. Dans ce moment arrivaient cinq compagnies
1 D'après l’état de situation du 1 er corps, signé par le général de division Léo-pold Berlhier, et qui se trouve aux archives du dépôt de la guerre, le généralMaison faisait partie de la division Rivaud. Cette division était composée du 8 0 ,du 43 e et du 34e de ligne. Quant à la division Drouet, elle était formée da27 e léger, aux ordres du général XVerlé. du 94 e et du 93'de ligne. (F. W.)s De la division du général Tilly. (F. W.)