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Saxe, il envoya sur la droite vers IIo!', sur la gauche vers Saalfeld ,divers détachements, afin de dégager l’issue des débouchés par les-quels devaient pénétrer les autres colonnes de l’armée. Ensuite ilmarcha droit de Lobenstein sur Saalbourg. Il y trouva postée sur laSaale une troupe d’inlanterie et de cavalerie, appartenant au corps dugénéral Taucnzien. L’ennemi lit mine d’abord de défendre la Saale ,qui est un faible obstacle dans cette partie de son cours, et envoyaplusieurs volées de canon à nos cavaliers. On lui riposta avec quelquespièces d’artillerie légère, attachées ordinairement à la réserve de lacavalerie; puis ou lui montra plusieurs compagnies d’iuianlerie du27 ° léger. Il 11e défendit ni le passage de la Saale , ni Saalbourg, et seretira vers Schleilz, à quelque distance du lieu de cette première ren-contre. Ou coté de Hof , sur uotre droite, la cavalerie ne découvrit rienqui put géuer la marche des maréchaux Soult et ISey, assez iortsd’ailleurs pour se faire jour. A gauche au contraire, vers Saahciu, elleaperçut au loin un gros rassemblement, commandé par le prince noms.Ces deux corps du général Tauenzieu et du prince Louis taisaientpartie de l’armée du-prince de Hohenlohe, qui, maigre l’ordre formelqu’il avait reçu de passer sur la rive gauche de la Saale , et de venirs’appuyer au duc de Brunswick, différait d obéir, et restait dispersédans le pays moutueux que la Saale traverse à son origine.
Les trois colonnes de l’armée française continuèrent à s avancersimultanément par les défilés indiqués, celle de gauche demeuranttoutefois un peu en arrière, parce quelle avait à se reporter de Cobourg sur Grafcuthal, ce qui l’obligeait à faire douze lieues par des routespeu praticables à l’artillerie. Du reste nul obstacle sérieux n’arrelait lamarche de nos troupes. L’esprit de l’armée était excellent; le soldatmanifestait la plus grande gaieté, et ne paraissait tenir aucun comptede quelques souffrances, inévitables dans un pays pauvre et difficile.La victoire, dont il 11e doutait pas, était pour lui le dédommagement àtous les maux.
Le lendemain 9 octobre, le centre quitta Saalbourg, et s’avança surSchleilz, après avoir franchi la Saale . Murat, avec deux régiments decavalerie légère, et Bernadotte , avec la division Drouet, marchaient entète. On arriva devant Schleitz vers le milieu du jour. Schleitz est unbourg, situé sur un petit cours d’eau qu’on appelle le Wiesenthal, etqui se jette dans la Saale . Au pied d’une hauteur au delà deSchleitz et du Wiesenthal, on apercevait rangé en bataille le