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IÉNA.

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apparition sur le champ de bataille. Pendant qu'il s’avance, le cœurnavré à la vue de ce désastre, les Français se précipitent sur lui avecl’impétuosité de la victoire. La cavalerie qui couvrait sou liane gaucheest dispersée la première. Cet infortuné général, ami peu sage maisardent de son pays, s’oifre de sa personne au premier choc; il estfrappé d’une balle au milieu de la poitrine, et emporté mourant dansles bras de ses soldats. Sou infanterie, privée de la cavalerie qui lacouvrait, se voit attaquée eu liane par les troupes du maréchal Soult,et menacée de front par celles des maréchaux Lamies et Aey. Les ba-taillons placés à l'extrême gauche de la ligue, saisis de terreur, se déban-dent, et entraînent dans leur fuite le reste du corps d’armée. Poursurcroit d’infortune, les dragons et les cuirassiers français arrivent augalop, sous la conduite de Murat, impatients de prendre part à la ba-taille. Ils entourent ces malheureux bataillons débandés, sabrent ceuxqui essayent de tenir, et poursuivent les autres jusqu’aux bords del’Ilm, où ils font une grande quantité de prisonniers.

Il ne restait sur le champ de bataille que les deux brigades saxonnesde Burgsdorff et NchrolF, lesquelles, après avoir honorablement dé-fendu la Schnecke , contre les divisions Heudelet et Desjardius ducorps d’Augereau, avaient été forcées dans leur position par l’adressedes tirailleurs français , et opéraient leur retraite, disposées en deuxcarrés. Ges carrés présentaient trois faces d imanterie et une d’artil-lerie, celle-ci formant la face en arrière. Les deux brigades saxonnesse reliraient, tour à tour s’arrêtant, faisant feu de leurs canons, etpuis reprenant leur marche. L’artillerie d’Augereau les suivait en leurenvoyant des boulets; une nuée de tirailleurs français , courant aprèselles, les harcelait à coups de fusil. Murat, qui venait de culbuter lesrestes du corps de Ruchel, se rejette sur les deux brigades saxonnes,et les fait charger à outrance par ses dragons et ses cuirassiers. Lesdragons abordent la première sans y entrer, mais ils reviennent à lacharge, y pénètrent et l’enfoncent. Le général d’Hautpoul, avec lescuirassiers, attaque la seconde, la rompt, et y commet les ravagesqu’une cavalerie victorieuse exerce sur une inlanterie rompue. Ces in-fortunés n’ont d’autre ressource que de se rendre prisonniers. Le ba-taillon prussien de Boguslawski est enfoncé à son tour, et traité commeles autres. Le brave général Zeschwitz, qui était accouru avec la cava-lerie saxonne au secours de son infanterie, fait de vains efforts pour lasoutenir ; il est ramené, et forcé de céder à la déroute générale.