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ÎÉNA.

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leur manquait, accrus des hommes rétablis, et dirigés sur leurs régi-ments. Enfin, à ccs mêmes dépôts, mais surtout à celui de Wittenberg,Napoléon ordonna d’envoyer l’immense quantité de beaux chevauxqu’on ramassait de toutes parts en Allemagne . Il prescrivit à tous lesrégiments de cavalerie de les traverser àleur tour, afin de s’y remonter,Même ordre fut donné auxdragousvcnus de France à pied. Ils devaienttrouver là les chevaux qu’ils n’avaient pas pu se procurer en France ,Ainsi Napoléon concentrait sur ces points, dans un asile bien défendu,toutes les ressources du pays conquis, qu'il avait l’art d’enlever àl’ennemi et d’appliquer à son propre usage. Victorieux et marchant enavant, c’étaient des relais abondamment fournis de vivres, de muni-tions, de matériel, et placés sur la route des corps qui venaient ren>forcer l’armée. Réduit à se retirer, c’étaient des appuis et des moyensde se refaire, placés sur la ligue de retraite.

Après avoir tout vu, tout ordonné lui-meme, Napoléon quittaWittenberg, et s’achemina sur Berlin . La destinée voulait que, dansl’espace d’une année, il eut visité eu vainqueur Berlin et Vienne. Leroi de Prusse, qui lui avait écrit pour demander la paix, lui envoyaM. de Luccbesini, afin de négocier un armistice. Napoléon ne reçutpoint M. de Luccbesini, et confia au maréchal Duroc le soin de laireau ministre du roi Frédéric-Guillaume la réponse commandée par lescirconstances. C’était en ellet donner aux Russes le temps de secourirles Prussiens, que d’accorder un armistice. Cette raison militaire aepermettait pas de réplique, à moins qu’on ne se présentai avec lespouvoirs formels de la Russie et de la Prusse, pour traiter immédia-tement de la paix, aux conditions que Napoieon était en droit d’imposeraprès ses dernières victoires.

11 expédia donc à tous ses corps l’ordre de marcher sur Berlin . Lemaréchal Davoust dut partir de Wittenberg , par la route directe deWittenberg à Berlin , celle de Jdterbock,Lannes et Augereaupar cellede Treuenbrietzeu et Potsdani. Napoieon, avec la garde à pied et àcheval, qui était maintenant réunie, et de plus remorcée de 7,UÜ0grenadiers et voltigeurs, marchait entre ces deux colonnes, il voulaitqu’en récompense de la journée d’Aueistædt le maréchal Davoust entrâtle premier à Berlin , et reçut des mains des magistrats les ciels de lacapitale. Quant à lui, avant de se rendre à Berlin , il se proposait deséjourner àPofsdani, dans la retraite du grand Frédéric. Les maréchauxSouit et Ney eurent l’ordre d’investir Magdebourg , Mural celui de