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I.1VRF, XXV.
convenu de Stettin, qu’il devait atteindre en traversant le Mecklem-bourg, et déféra au général Blucher le commandement des troupesfcattues devant Halle, troupes qui avaient passé des mains du duc deWurtemberg, dans celles du général Natzmer. Le général Blucher étaitchargé de faire avec ces troupes l’arrière-garde de l’armée prus-sienne.
Si ces forces étaient parvenues à échapper aux Français , et à gagnerStettin , elles auraient pu, après qu’on les aurait réorganisées, etréunies au contingent de la Prusse orientale, former derrière l’Oder une armée de quelque valeur, et donner utilement la main aux Busses.Le prince de Hohenlohe avait conservé 25,000 hommes au moins.Le corps de Natzmer, avec les autres débris du général Blucher, encomptait environ 9,000 à 10,000. Les troupes du duc de Weimar s’élevaient à 15,000 ou 14,000. C’était par conséquent une forcetotale d’environ 50,000 hommes, qui, jointe h une vingtaine de milledemeurés danslaPrusse orientale, pouvait présenter encore 70,000 com-battants, et, combinée avec les Russes , jouer un rôle important. Ilrestait 22,000 hommes pour défendre Magdebourg . Les Saxons, sehâtant de profiter de la clémence de Napoléon à leur égard, étaientretournés chez eux.
Le prince de Hohenlohe avait à opérer sa retraite au milieu d’unpays pauvre, difficile â parcourir, et à travers les nombreux escadronsde la cavalerie française. Celle-ci, qui s’observait d’abord en présencede la cavalerie prussienne, dont on lui vantait le mérite, enivrée main-tenant de ses succès, était devenue si audacieuse, que de simpleschasseurs ne craignaient plus de se mesurer avec des cuirassiers.
Le prince se mit donc en route le 22 octobre, par les chemins in-diqués, le corps de flanqueurs de Schimmelpfennig se dirigeant surPlaue, l’infanterie sur Genthin, la cavalerie sur Jerichow . On marchaitlentement à cause des sables, de l’épuisement des hommes et deschevaux, et du peu d’habitude des fatigues. Sept ou huit lieues parjour étaient tout ce que pouvaient faire ces troupes, tandis que l’in-fanterie française , au besoin, en parcourait jusqu’à quinze. De plus,une très-grande indiscipline s’était introduite dans les corps. Lemalheur, qui aigrit les âmes, avait diminué le respect envers les chefs.La cavalerie surtout s’en allait confusément, sans obéir à aucun ojdre.Le prince de Hohenlohe fut obligé d’arrêter l’armée, et de lui adresserune sévère allocution, pour la ramener au sentiment de ses devoirs.