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lerie sur les glacis, l'infanterie dans les chemins couverts. Bientôtmême le harcèlement continuel de la cavalerie française, qui venaitenlever des détachements entiers sous le canon de la place, avait obligéles troupes prussiennes à passer de l'autre côté de l’Elbe . Enfin M. defKlcist, effrayé du désordre qui régnait au dedans et au dehors deMagdcbourg, pressa instamment le prince de Hohenlohe de continuersa retraite vers l’Oder , et de lui laisser la liberté dont il avait besoinpour se mettre en défense. Le prince de Hohenlohe n’eut donc quedeux jours pour réorganiser une armée qui ne se composait plus quede débris, et dans laquelle il fallait réunir plusieurs bataillons pour enformer un seul. De plus, le maréchal Kalkrcuth ayant été rappelé parle roi dans la Prusse orientale, le prince de Hohenlohe était chargé derecueillir les deux divisions de réserve, et contraint de les aller joindresur le bas Elbe , fort au-dessous de Magdcbourg.
Au milieu de ces embarras, le prince de Hohenlohe se mit en marchesur trois colonnes. A sa droite, le général Schimmelpfennig, avec undétachement de cavalerie et d’infanterie, devait couvrir l’armée ducôté de Polsdam, Spaudau et Berlin, côtoyer d’abord le Havel , puis,quand on serait remonté assez haut pour tourner Berlin , longer lecanal de Finow, flanquer ainsi la retraite jusqu’à Prenzlow et Stettin ,car on ne pouvait, à cause de la position des Français, rejoindre l’Oder que vers son embouchure. Le gros de l’infanterie, marchant au centre,à égale distance du corps de Schimmelpfennig et de l’Elbe , devaitpasser par Genthin , Ralhcnau, Granscc et Prenzlow. La cavalerie, quiétait déjà sur les bords de l’Elbe , où elle profitait de l’abondance desfourrages, devait suivre les bords de ce fleuve par Jerichow et Havel-berg, les quitter ensuite pour sc porter au nord, et aboutir par Witt-stock, Mirow, Strelilz, Prenzlow, au point commun de Stettin .
Le corps du duc de Weimar , et le grand parc, conduits par le géné-ral Bluchcr, avaient heureusement tourné le Hartz par la Hesse et leHanovre , sans être inquiétés par les Français, qui s’étaient hâtés decourir à l’Elbe. Le duc de Weimar , au moyen d’une manœuvre assezadroite, avait réussi à tromper le maréchal Soult. Feignant d’abordd’attaquer la ligne d’investissement autour de Magdcbourg, puis sedérobant tout à coup, il avait subitement passé l’Elbe à Tangermunde ,et gagné ainsi la rive droite. 11 amenait avec lui 12,000 ou14,000 hommes. Le général Blucher avait passé le fleuve au-dessous.Le prince de Hohenlohe assigna au duc de Weimar le rendez-vous
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