Band 
[7. - 8.]
Seite
124
JPEG-Download
 

LIVRE XXV.

124

être entré dans Spandau le 25, se mettait en marche le 26 jau soiravec son infanterie, pour appuyer Murat. Le maréchal Soult était surles pas du duc de Weimar , pendant que le maréchal Ney investissaitMagdebourg. Enfin, le maréchal Bernadotte s’avançait entre les maré-chaux Soult et Lannes. Ainsi trois corps d’armée français, outre la jcavalerie de Murat, moins toutefois les cuirassiers retenus à Berlin ,poursuivaient en ce moment les Prussiens. Le 26, l’infanterie du jprince de Hohenlohe était à Gransee , au rendez-vous indiqué, rangée jautour de son général, écoutant ses exhortations, accueillant l’espé- îrance d’être bientôt à Stettin, et de pouvoir se reposer derrière l’Oder . 'Mais au même instant, les dragons de Murat surprenaient à Zehdenick le corps de Schimmclpfennig, culbutaient sa cavalerie, lui tuaient 500cavaliers, en prenaient 700 ou 800, et obligeaient l’infanterie de cecorps de flanqucurs à se disperser dans les bois.

Cette nouvelle , portée par les paysans et les fuyards it Gransee ,engagea le prince de Hohenlohe à décamper sur-le champ, et à sedétourner encore une fois à gauche vers Furstenberg, au lieu demarcher à Templin, qui était la route directe de Stettin . Il avaitainsi l’espoir de rallier à lui la cavalerie, et de s’éloigner en mêmetemps des Français . Mais, tandis qu’il exécutait ce détour, Murat sedirigeait par la route la plus courte sur Templin , et Lannes, nes’arrêtant ni le jour ni la nuit, se tenait toujours en vue des escadronsde Murat. j

Le soir, le prince de Hohenlohe coucha à Furstenberg, et y fit pas- jser la nuit à son infanterie, pendant que Lannes employait cette même jnuit à marcher. Français et Prussiens continuèrent de s’élever aunord vers Templin et Prenzlow, point commun de la route de Stet-tin , cheminant à quelques lieues les uns des autres, et séparés seule- |ment par un rideau de bois et de lacs. Ils avaient douze lieues à par- jcourir pour atteindre Prenzlow (sept milles}. Le 27 au matin, le !prince de Holenlohe partit pour Boitzenbourg, faisant dire à lacavalerie de le joindre, et à l’arrière-garde, commandée par le généralBlucher, de hâter le pas. ,

Il marcha toute la journée, n’ayant pour ses troupes d’autre nour- ■riture que celle que leur fournissait le patriotisme des villageois, qui iplaçaient sur les routes des amas de pain, et des chaudières remplies jde pommes de terre. On approcha de Boitzenbourg vers le soir, et le jseigneur de cet endroit, M. d’Arnim, vint, annoncer qu’il avait fait pré- ]