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EYLAUi

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d’être tourné, soit qu’il u’entrât pas dans scs vues d’accepter unebataille décisive. Ainsi cet entreprenant générai, qui devait, par uneseule manœuvre, nous enlever Varsovie et la Pologne , était déjà enretraite sur Kœnigsberg . 11 rebroussa chemin vers la Prégel, par laroute d’Arensdor! et d’Eylau, parallèle au cours de l’Aile.

Mais Napoléon que la fortune, deux fois inconstante en si peu detemps, avait privé du fruit des plus belles combinaisons, ne voulaitpas avoir quitté ses cantonnements en pure perte et sans faire payerà ceux qui l’avaient, troublé dans son repos leur téméraire tentative.La gelée, bien qu’elle ne fût pas très-forte, était sutlisaute néanmoinspour rendre les routes solides, sans rendre la température insuppor-table. 11 se décida donc à mettre de nouveau la célérité de ses soldatsà l’épreuve, et à essayer encore de déborder le flanc des Russes pourleur livrer dans une position bien choisie une bataille qui put terminerla guerre.

Il prit en toute hâte le chemin d’Areusdorf, marchant au centre etsur la principale roule avec Mural, le maréchal Soult, le maréchalAugereau et la garde, ayant à sa droite vers l’Aile le corps du maré-chal Davoust, à sa gauche vers la Passarge le corps du maréchal Ney.Prévoyant avec une merveilleuse sagacité que les Russes , quoiqueralliés à propos par un coup de la fortune, l’avaient été cependanttrop à l’improvistc pour n'avoir pas laissé des détachements enarrière, il poussa le maréchal Ney un peu à gauche vers la Passarge,et lui ordonna de couper le pont de Deppen, lui prédisant qu’il y feraitquelque bonne prise, s’il pouvait intercepter les routes qui conduisentde la Passarge à l’Aile. Il prescrivit entiu au maréchal Bernadotte dequitter immédiatement les bords de la \islule, et puisqu’il n’y avaitplus à ruser avec l’ennemi, de rejoindre la grande armée le plus tôtpossible.

On s’avança en suivant l’ordre indiqué. Dans cette même journéedu 4 février, les Russes s’arrêtèrent un instant à Wolsdorf, à égale dis-tance de l’Aile et de la Passarge, pour prendre quelque repos, et voirsi le corps prussien du généra. Lestocq, qui était en retard, réussiraità les rejoindre. Mais ce corps était trop loin encore pour qu’ils pussentle recueillir, et pressés par les Français, ils continuèrent leur marche,abandonnant Gultstadt, les ressources qu’ils y avaient réunies, desblessés, des malades, et 500 hommes qui lurent faits prisonniers.

Quoique les magasins de Guttstadt ne fussent pas très-considé-