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royaux. Cet escompte exigeait de la part des cap :nlistes de Paris uncapital de 80 millions. Napoléon imagina d’établir que pour 1808 parexemple, la portion des obligations qui ne devait échoir qu'en 1809'serait appliquée à l’exercice de 1809 lui-même, et ainsi de suite àl’avenir, de manière que chaque exercice n’eût pour son usage quedes obligations échéant dans l’année même. Restait à combler, pour
1808, le déticit répondant à la portion d’obligations reportées sur
1809. C’était unte somme de 80 millions à se procurer. Napoléon pro-posa de la fournir à l’aide d’un emprunt, que le trésor de 1 État i'eraitau trésor de l’armée, à un taux modéré. « Par ce moyen, écrivait-il,» mes obligations écherraient toutes en douze mois ; le trésor public» économiserait io ou 0 millions de frais de négociation ; nos manu-» factures et not re commerce feraient un gain immense, puisqu’il y» aurait 80 millions vacants, qui, ne pouvant trouver d’emploi au» trésor, seraient placés dans le commerce. » (Osterode, 1" avril,note au prince Caunbacérès.)
Il ordonna de confectionner à Paris même une quantité considérablede souliers, de bottes, d’objets de harnachement, de voitures d’artil-lerie pour occuper les ouvriers de la capitale. Les objets fabriqués kParis étaient de meilleure qualité que ceux qu’on fabriquait ailleurs;Il s’agissait seulement de les transporter en Pologne . Napoléon avaitinventé pour celai un expédient aussi simple qu’ingénieux. A cetteépoque une compagnie d’entrepreneurs était chargée des transports del’armée, et fournissait à un prix déterminé les caissons qui portaientle pain, les bagages, tout ce qui suit enfin les troupes, même les pluslégèrement équipées. Napoléon avait été frappé, au milieu des bouesde Pullusk et de Golyinin, du peu de zèle de ces voituriers, enrôléspar l’industrie privée, de leur peu de courage dans les périls, et demême qu’il avait voulu organiser militairement les conducteurs del’artillerie, il voulut organiser militairement aussi les conducteurs desbagages, pensant que le péril étant à peu près égal pour tous ceux quiconcourent auxdiwers services d’une armée, il fallait les lier tous par lelien de l'honneur„ et les traiter en militaires, pour leur en imposer lesdevoirs. 11 avait donc ordonné de former successivement à Paris desbataillons du train , chargés de la conduite des équipages, de con-struire des caissoms, d acheter des chevaux de trait.; et quand on auraitorganisé le persomnel et le matériel de ces bataillons, de les achemi-ner vers la Vistulle. Au lieu de venir à vide, ces nouveaux équipages