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» du siècle, ils les découragent, les déprécient, et les avilissent... Je» ne parle point d’opinions politiques ; il ne faut pas être bien fin pour» voir que, s’ils l’osaient, elles ne seraient pas 'plus saines que celles» du Courrier Français. »
L’Académie française avait tenu une séance pour la réception ducardinal Maury, rappelé en France , et remis en possession du fauteuilqu’il avait autrefois occupé. L’abbé Sicard, recevant le cardinal Maury,s’était exprimé sur Mirabeau en termes malséants. Le récipiendairen’eu avait pas mieux parlé, et cette séance académique était devenuel’occasion d’une sorte de déchaînement contre la révolution et les révo-lutionnaires. Napoléon, désagréablement affecté, écrivit au ministreFouché : « Je vous recommande qu’il n’y ait point de réaction dans» l’opinion. Faites parler de Mirabeau avec éloge. Il y a bien des choses» dans cette séance de l’Académie qui ne me plaisent pas. Quand donc» serons-nous sages?... Quand serons-nous animés de la véritable» charité chrétienne, et quand nos actions auront-elles pour but de» n’huinilier personne ? Quand nous abstiendrons-nous de réveiller» des souvenirs qui vont au cœur de tant de gens ? « (Finkenstein,20 mai.)
Une autrefois, il avait appris par les correspondances de tous genres,qu’il payait avec largesse et lisait avec soin, que des querelles intestinesdivisaient l’administration de l’Opéra, qu’on voulait persécuter unmachiniste pour un changement de décoration manqué. « Je ne veux» de tracasseries nulle part, » écrivait-il à M. Fouché ; « je ne veux» pas que M*** soit victime d’un accident fortuit ; mon habitude est» de soutenir les malheureux ; les actrices monteront dans les nuages» ou ny monteront pas, je ne veux pas qu’on profite de cela pour» intriguer. » (12 avril.)
En même temps il montrait une sollicitude extrême pour lesmaisons d’éducation, et pour celle d’Ecouen notamment, où devaientêtre élevées les filles des légionnaires pauvres. Il voulait, écrivait-il àM. de Lacépède, qu’on lui fit des femmes simples, chastes, dignesd’être unies aux hommes qui l’auraient bien servi, soit dans l’armée,soit dans l’administration. Afin de les rendre telles, il fallait, selonlui, qu’elles fussent élevées dans des sentiments d’une piété solide.« Je n’ai attaché, disait-il, qu’une importance secondaire aux institu-tions religieuses pour l’école de Fontainebleau . Il s’agit là de formerde jeunes officiers ; mais, pour Écouen, c’est tout autre chose. On se