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LITRE XXVI.

propose d’y élever des femmes, des épouses, des mères de famille.Faites-nous des croyantes, et non des raisonneuses. La faiblesse ducerveau des femmes, la mobilité de leurs idées, leur destinationdans l'ordre social, ta nécessité de leur inspirer, avec une perpétuellerésignation , une charité douce et facile, tout cela rend pour elles lejoug de la religion indispensable. Je désire qu’il en sorte, non desfemmes agréables, mais des femmes vertueuses, que leurs agrémentssoient du cœur et non de l'esprit. » En conséquence, il recommandaitqu’on leur apprit l’histoire et la littérature, qu’on leur épargnâtl’étude des langues anciennes et des sciences trop relevées, qu’on leurenseignât assez de physique pour quelles pussent dissiper autour d’ellesl’ignorance populaire, uu peu de médecine usuelle, de la botanique,de la musique, de la danse, mais pas celle de l’Opéra, l’art dechiffrer, l’art de travailler à toutes sortes d’ouvrages. « Il faut,» ajoutait-il, que leurs appartements soient meublés du travail de» leurs mains, quelles fassent elles-mêmes leurs chemises, leurs bas,» leurs robes, leurs coiffures, quelles puissent au besoin coudre elles-» mêmes la layette de leurs enfants. Je veux faire de ces jeunes tilles» des femmes utiles, certain que j’en ferai par là des femmes» agréables. Si je permettais qu’on en fit des femmes agréables, on» m’eu ferait bientôt des petites-inaitresses. » (Finkenstein, 15 mai.)

Cette activité prodigieuse se changeant quelquefois de vigilancebienfaisante en défiance ombrageuse, ce qui ne peut manquer d’arriverchez un maître absolu et nouveau, Napoléon s’occupait de la police,savait qui entrait dans Paris , et qui eu sortait. 11 avait appris quemadame de Staël y était revenue, qu’elle avait déjà parcouru plusieursmaisons de campagne des environs, et tenu plus d'un discours hostile.Prétendant que s’il n’intervenait pas, elle compromettrait de bonscitoyens contre lesquels il serait ensuite obligé de sévir, il avaitordonné, malgré beaucoup de sollicitations contraires, de l’expulser deParis . Comme il se déliait du ministre Fouché, qui ménageait volon-tiers les personnes influentes, il lui avait prescrit de la faire partir sansretard, et avait recommandé à l’archichancelier Cambacérès ( de veillerà l’exécution de cet ordre (2(1 mars). Dans le même moment onl’informait que la police avait renvoyé de Paris uu ancien conventionnelnommé Kicord. Pour celui-là personne ne sollicitait, aucun grandpersonnage ne réclamait de ménagement, car la réaction entraînanttout le monde, il n’y avait ni faveur, ni humanité pour ceux qu’on