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livrc xxvii.

Ressources immenses en blé et en vin. trouvées dans la ville de Dantzig. — Lemaréchal Lefebvre créé duc de Dantzig. — Le retour du printemps décide Na-poléon à reprendre l'offensive. — La reprise des opérations fixée au 10 juin 1807.

— Les Russes préviennent les Français , et dirigent, le S juin, une attaque géné-rale contre les cantonnements de la Passarge. — Le maréchal Ney. sur lequels’étaient portés les deux tiers de l’aimée russe, leur tient tête avec une intrépiditéhéroïque, entre Guttstadtet Deppen. — Ce maréchal donne le temps à Napoléon de concentrer toute l’armée française sur Deppen. — Napoléon prend à son tourune offensive vigoureuse, et pousse les Russes l’épée dans les reins. — Le généralBenningsen se retire précipitamment vers la Prégel, en descendant l’Aile. —Napoléon marche de manière à s’interposer entre l’armée russe et Koetrgsberg.

— La tète de l’armée française rencontre l’armée russe campée à Heilsberg. —Combat sanglant livré le 10 juin. — Napoléon arrive le soir à Heilsberg, avec legros de ses forces, se prépare à livrer le lend main une bataille décisive, lorsqueles Russes décampent. — fl continue à manœuvrer de manière à les couper deKœnigsberg . — Il envoie sa gauche, composée des maréchaux Soult et Davoust,sur Kœnigsberg. et avec les maréchaux Latines, Mortier. Ney. Bernadotte et lagarde, il suit l’armée russe le long de l’Aile. — Le général Benningsen, effrayépour le sort de Kœnigsberg . veut courir au secours de cette place, et sc hâte depasser l’Aile à Friedland —Napoléon le surprend, le 1dau rnatin.au momentoù il passait l’Aile. — Mémorable, bataille de Friedland. — Les Russes, accablés,se retirent sur le Niémen , en abandonnant Kœnigsberg — Prise de Kœn.igsborg.—Armistice offert par les Russes .et accepté par Napoléon . —Translation du quartiergénéral français à Tilsit — Entrevue d'Alexandre et de Napoléon sur un radeauplacé au milieu du Niémen. — Napoléon invite Alexandreà passer leNiémcn.etàfixer son séjour à Tilsit. — In timi té prompte ment établie entre les deux monarques.

— Napoléon s'empare de l’esprit d’Alexandre, el lui fait accepter de vastes pro-jets, qui consistent à contraindre l’Europeentière à prendre les armes contre l’An-gleterre, si ccllv-ci ne veut pas consentir à une paii équitable. — Le partage del’empire turc doit être le prix des complaisances d’Alexandre. — Contestationau sujet de Constantinople . — Alexandre finit par adhérer à tous les projets deNapoléon, et semble concevoir pour lui une amitié des plus vives. — Napoléon ,par considération pour Alexandre, consent à restituer au roi de Prusse une partiede ses États. — Le roi de Prusse se rend à Tilsit. — Son rôle entre Alexandreet Napoléon . — La reine de Prusse vient aussi à Tilsit, pour essayer d’arracherà Napoléon quelques concessions favorables à la Prusse. - Napoléon respectueuxenvers cette reine malheureuse, mais inflexible. — Conclusion des négociations.

— Traités patents et secrets de Tilsit. — Conventions occultes restées inconnuesà l’Europe . — Napoléon el Alexandre, d’accord sur tous les points, se quittenten se donnant d’éclatants témoignages d’affection, el en se faisant la promesse dese revoir bientôt — Retour de Napoléon en France , après une absence de prèsd’une année. — Sa gloireaprès Tilsit. — Caractère de sa politique à cette époque.

Tandis que Napoléon , cantonné sur la basse Yistule, attendait, aumilieu des neiges de la Pologne , que le retour de la belle saison luipermît de reprendre l’offensive , et employait le temps de cette inac-tion apparente à faire le siège de Dantzig , à recruter son armée, ;î gou-verner son vaste empire, 1 Orient, récemment engagé dans la querellede l’Occident , apportait un utile secours à ses armes, et procurait unéclatant succès à sa politique.

Nous avons déjà fait connaître le sultan Sélim, la noblesse de soncaractère, les lumières de son esprit. Nous avons montré aussi l’em-barras de sa situation, entre la Russie et l’Angleterre qu’il n’aimait pas,