FRIEDLAND ET T1LSIT.
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émigrantes), jamais allégué dans les histoires modernes, et pour la pre-mière fois atteint et dépassé à l’époque dont nous retraçons le souvenir.
Profitant de la présence de nombreux conscrits dans les dépôts,Napoléon s’occupa de faire venir de France et d’Italie de nouvellestroupes, dans la double intention, comme nous l’avons dit, d’augmen-ter considérablement l'année active delà Vistule , et de créer une arméede réserve sur l’Elbe . Pouvant tirer des dépôts des conscrits tout for-més, il ordonna au maréchal Kellermann de porter jusqu’à vingt lenombre des régiments provisoires d’infanterie, et jusqu’à dix celuides régiments provisoires de cavalerie. Mais dans ces régimentsne devaient entrer que les conscrits parfaitement instruits et discipli-nés. Il imagina une autre combinaison pour utiliser les conscrits, dontl’éducation militaire commençait à peine, ce fut d’organiser des batail-lons dits de garnison, composés d’hommes non encore instruits, pasmême babilles, de les envoyer à Erfurt,Cassel, Magdebourg , Hamcln,Cuslrin, où ils avaient le temps de se former, et rendaient disponiblesles vieilles troupes laissées dans ces places. Il fixa l'effectif de cesbataillons à environ 10,000 ou 12,000 hommes.
Après s’être occupé des régiments provisoires, destinés au recrute-ment des corps établis sur la Vistule , Napoléon voulut aux sept régi-ments d’infanterie, aux neuf régiments de cavalerie, déjà tirés deFrance et d’Italie , en ajouter d’autres, ce qui était possible, en ayantrecours à beaucoup de combinaisons dont lui seul était capable. Il yavait en garnison à Braunau un superbe régiment, le 5 e de ligne,comptant trois bataillons de guerre, et 5,400 hommes présents sousles armes. Napoléon le dirigea sur Berlin, le remplaça à Braunau parle 1 " de ligne emprunté à la garnison d’Alexandrie , et remplaça le 7*dans Alexandrie par deux régiments de Naples , battus à Sainte-Eu-phémie, et ayant besoin d’être réorganisés. Ne voulant laisser en Italie que des régiments de dragons, il en fit partir le 14 e de chasseurs àcheval, qui s’y trouvait encore, ce qui devait porter à dix le nombredes régiments de cavalerie pris en Italie. Il ordonna de former à Paris un second régiment de fusiliers de la garde, ce qui se pouvait, puis-qu’on avait, pour choisir des^sujels d’élite, deux conscriptions, cellede 1807 et celle de 1808. Il*détacha*du camp de Saint-Lô le 5° léger,qui n’y était pas actucllement|indispensable. Il prescrivit d’acheminerde Paris sur le Rhin un régiment de dragons de la garde, en ce mo-ment campé à Meudon, et qui dut être monté à Potsdam . Il donna le