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LITRE XXVIT.
même ordre relativement au 26 e de chasseurs, qui était à Saumur , etque la profonde tranquillité de la Vendée rendait disponible. Il com-manda de mettre en marche un bataillon des marins de la garde, fortutile pour la navigation de la Vistule . C’étaient par conséquent troisrégiments français d’infanterie, trois régiments français de cavalerie ,plus un bataillon de marins, qu il lirait de France et d’Italie , et quidevaient concourir, soit à compléter les corps existants, soit à consti-tuer un nouveau corps pour le maréchal Cannes . Ce maréchal, tombémalade à Varsovie , avait été remplacé par Masséna dans le comman-dement du cinquième corps, et commençait à se remettre. Napoléon,le siège de Dantzig fini, voulait avec une partie des troupes qui l’au-raient exécuté, et les nouveaux régiments amenés de France , formerun corps de réserve, qu’il se proposait de donner à Lannes, et d'atta-cher à l’armée active. Le 8 e corps sous le maréchal Mortier, composéde Hollandais, d’Italiens et de Français , répandu des villes hanséatiquesà Stralsund, de Stralsund à Colberg, avait eu jusqu’ici pour objet decontenir l’Allemagne . La division hollandaise gardait les villes hanséa-tiques ; l’une des deux divisions françaises faisait face aux Suédois,devant Stralsund . L’autre était à Steltin, prele à concourir au blocusde Stralsund ou au siège de Dantzig . La division italienne bloquaitColberg. Une fois les sièges terminés, Napoléon avait résolu de réunirdans le 8' corps toutes les troupes qui étaient françaises, et de lejoindre à l’armée active. 11 aurait donc, outre le corps de Masséna surlâ Narew , outre les corps des maréchaux Ney, Davoust, Soult, Berna-dotte, Murat, sur la Passarge, deux nouveaux corps sous Mortier etLannes, placés entre la Vistule et TOder, et se liant avec la secondearmée qu’il se proposait d’organiser en Allemagne .
Cette seconde armée, il en créa les éléments de la manière suivante.Il y avait, en Silésie , une partie des Bavarois et tous les Wurtember-geois, achevant sous le prince Jérôme et le général Vandamme lessièges de la Silésie. Il y avait, sur le littoral de la Baltique , les Hol-landais appartenant actuellement au corps de Mortier, les Italiens luiappartenant également, les uns établis, comme nous venons de le dire,dans les villes hanséatiques, les autres devant Colberg. C’étaient debons auxiliaires, jusqu’ici fidèles, et commençant à apprendre la guerreà notre école. Napoléon songea à augmenter le nombre de ces auxi-liaires, et à leur donner pour appui 40,000 Français de bonnes etvieilles troupes, de manière à former sur l’Elbe une armée de plus de100,000 hommes.