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1.1VIIE XXVII.
ils s'étaient servis eux-mêmes, car les forces françaises s’accumulaientà Berlin. Le 3" de ligne, tiré de Braunau , et fort de 3,400 hommes,quatre ou cinq régiments provisoires en marche du Rhin à l’Elbe , le15-’ de chasseurs-en remonte dans le Hanovre , enfin le 19“ de ligne,parti du camp de Boulogne, venaient d’être dirigés sur la Poméranie .Les Suédois auraient payé de leur destruction toftile le temps qu’ilseussent fait perdre à nos troupes.
Sur ces entrefaites, Dantzig venait d’être investie ', et les travauxdu siège avaient commencé. Napoléon ne voulait d’abord que bloquercette place. La guerre se prolongeant, il résolut d’employer l'hiver àla prendre. Elle en valait la peine. Dantz g, en effet., commande labasse Vistule , domine les fertiles plaines que ce fleuve parcourt versson embouchure, renferme un vaste port, et contient les richesses ducommerce du nord. Maître deDanfzig, Napoléon ne pouvait plus êtreébranlé dans sa position de la basse Vîstule ; il enlevait aux coalisés lemoyen de tourner sa gauche, et entrait en possession dun immensedépôt de blés et de vins, suffisant pour alimenter l’année pendant plusd’une année. Il était donc impossible de mieux utiliser l’hiver qu’àfaire une pareille conquête. Mais elle exigeait un long siège, tant àcause des ouvrages de la place que de la forte garnison chargée de ladéfendre. Si, dès le début de la campagne. Napoléon avait pu brusquerun pareil siécre . il est présumable que les défenses de Dantzig, quiétaient en terre et de plus fort négligées, auraient cédé devant uneattaque imprévue. Mais Napoléon n’avait alors ni troupes disponibles,ni grosse artillerie, et il s’était vu réduit à bloquer Dantzig avecquelquesAllemands et quelques Polonais auxiliaires, soutenus par un seul régi-ment français , le 9“ léger. Le roi de Prusse , averti, avait donc eu letemps de mettre en état de défense une place qui était le dernier bou-levard de son royaume, le plus vaste dépôt de ses richesses, et, tantqu’elle restait en ses mains un danger sérieux pour Napoléon. Il y avaituns une garnison de 18,000 hommes, dont 14,000 Prussiens et4.000 Russes. Il lui avait, donné pour gouverneur le célèbre maréchalKalkreuth. en ce moment oisif et médisant à Kœnigsberg , et. fortpropre à un tel commandement. Il n’était pas à craindre que ce vieilhomme de guerre, qui venait de condamner à mort le commandantde Stettin pour avoir livré le poste confié à sa garde, opposât une mé-
1 Le 12 mars 1807.
(F. w.;.