FKODIAIND ET T1LSIT.
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intérieur du fessé le long duquel les assiégés circulent et se défendentà l'abri d’une rangée de petites palissades. Dans la nuit du ~ au 8, undétachement du 19' de ligne et du 19 e léger, précédé de cinquantesoldats du génie armés de haches et de pelles, sous la conduite desofficiers du génie Barthélemy el Beaulieu, du chef de bataillon d’in-fanterie Bertrand, déboucha par les deux extrémités de la tranchéecirculaire, et s’avança vivement sur le chemin couvert. Une grêle deballes accueillit ce détachement. Les soldats du génie, marchant entête, se jetèrent la hache à la main sur les palissades, et en abattirentquelques-unes. Nos fantassins, pénétrant à leur suite dans le chemincouvert, le parcoururent sous la mitraille qui pleuvait des murs de laplace. Ils se portèrent ensuite sur les forts blockhaus qui avaient étéconstruits dans les angles rentrants de l’enceinte. Mais ils essuyèrentun feu de mousqueterie tellement vif, qu’ils furent obligés de revenirau saillant de la demi-lune. Le chemin couvert n en resta pas moins enleur possession. Pendant ce temps les mineurs avaient couru de touscôtés pour s’assurer qu’il n’y avait pas de mines commencées, et,suivant l’usage, disposées de manière à faire sauter le terrain conquispar les assiégeants. Un sergent du génie aperçut en effet au saillantde la demi-lune un puits de mine. Il s’y jeta, le sabre au poing, trouvadouze Prussiens qui travaillaient à des rameaux de mine, et profitantde la terreur que leur inspirait son apparition subite, les fit tousprisonniers. Il bouleversa ensuite l’ouvrage. Ce brave homme, dont lenom mérite d’être conservé, se nommait Chopot.
L’assaut du chemin couvert, qui est toujours l’une des opérationsles plus meurtrières d’un siège régulier, nous coûta 17 tués et 76blessés, perte assez grande, si on songe au petit nombre d hommesemployés sur un terrain aussi étroit. Maîtres du chemin couvert de lademi-lune, nous étions établis au bord du fossé. Il fallait y descendre,renverser ensuite la rangée de grandes palissades qui en occupait lefond, puis enlever d assaut les talus gazonnés qui tenaient lieu d’es-carpes en maçonnerie. Ce n’étaient pas là des entreprises faciles. Ilfallait d’ailleurs exécuter au saillant du bastion de gauche la mêmeopération que nous venions d’exécuter au saillant de la demi-lune,pour n’êlre pas mitraillés de flanc par ce bastion quand nous atta-querions la demi-lune elle-même.
On s’établit donc sur le fossé, on s’y couvrit avec les précautionsordinaires, et l’on continua de cheminer vers la gauche pour s’appro-