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FONTAINEBLEAU .

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sur le timbre, les successions, les mutations de propriété, avec addi-tion du produit des forêts); 80 provenant des droits réunis, 50 desdouanes, 50 du sel, 5 des sels et tabacs au delà des Alpes , 5 des sa-lines de l’est, 12 de la loterie, 10 des postes, 1 des poudres et sal-pêtres, 10 des décomptes dus par les acquéreurs des domaines natio-naux , G de recettes diverses, 5G du subside italien, représentantl’entretien de l’armée française chargée de garder l’Italie . Cette sommetotale de 710 millions, accrue de 50 millions de produits spéciaux,c'est-à-dire de centimes additionnels ajoutés aux contributions directespour les dépenses départementales, et de l’octroi établi sur certainesrivières pour l’entretien de la navigation, devait monter à 770 mil-lions. Tel de ces produits, comme celui de l’enregistrement, des droitsréunis ou des douanes, pouvait s’élever ou s’abaisser ; mais le total desproduits devait atteindre et dépasser successivement le revenu moyende 740 millions, 770 avec les produits spéciaux.

Il est vrai que la dépense n’avait pas moins dépassé que la recetteles limites posées dans la loi des finances. Napoléon, en 1806, avaitévalué à 700 millions le budget de l’état de guerre, état le plus ordi-naire à cette époque ; ce qui devait, avec 50 millions de produits spé-ciaux, porter la dépense totale à 750 millions. On savait déjà quelleserait de 760 millions pour celte même année 1806. On sut mêmeplus lard quelle avait été de 770. Elle avait donc dépassé de 40 mil-lions le chiffre prévu. En 1807, année dont nous faisons en ce momentl'histoire, la dépense évaluée à 720 millions , à 750 avec les produitsspéciaux, menaçait d’être beaucoup plus considérable. Elle fut régléeplus tard à 778 millions. La cause de ces augmentations se devine ai-sément , car la dépense de la guerre (pour les deux ministères , dupersonnel et du matériel), évaluée à 500 millions, était montée à 540.Encore cette somme est-elle loin d’en révéler toute l’étendue ; car,indépendamment des dépenses mises à la charge de l’État, les paysoccupés par nos troupes avaient fourni une partie des vivres, et le tré-sor de l’armée, dans lequel étaient versées les contributions de guerre,avait supporté une partie des dépenses du matériel et de la solde. Lessuppléments tirés de ce trésor ne s’élevaient pas à moins de 40 ou50 millions pour 1806, et à moins de 110 ou 150 pour 1807. Maisles recettes courantes de l’année donnant déjà 740 millions (770 avecles produits spéciaux), et le trésor de l’armée pouvant fournir quelquessuppléments sans s’appauvrir, on est fondé à dire que Napoléon avait