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FONTAINEBLEAU .

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déjà déposés ca partie, et devaient être déposés en totalité à la caissed'amortissement. Il prétendait faire sortir de ce trésor comme d’unesource merveilleuse, non-seulement le bien-être de scs généraux, descs officiers, de scs soldats, mais la prospérité de l'Empire. Si à cettesomme on ajoute 12 à 13 millions qu’il avait l’art d’économiser tousles ans sur les 23 millions de la liste civile, plus une quantité de do-maines fonciers, en Pologne, en Prusse, en Hanovre , en Wcslphalie,on aura une idée des ressources immenses qu’il s’était ménagées pourassurer à la fois les fortunes particulières et la fortune publique. Mais,dans le désir d’en retirer un double bienfait, il se serait bien gardé derécompenser scs généraux, ses officiers, ses soldats avec des sommeseu argent, car ces sommes auraient été bientôt dévorées par ceux qu’ilvoulait enrichir, et qui, se sentant exposés continuellement à la mort,entendaient jouir de la vie pendant qu’elle leur était laissée. Il luisuffisait donc que le trésor de la grande armée fût riche en revenus,et il ne tenait pas à ce qu’il le fût en argent comptant. En consé-quence, il décida que, pour les 84 millions qu’il allait verser à lacaisse de service, l’État fournirait au trésor de l’armée une sommeéquivalente d’inscriptions de rentes 5 pour cent. Bien résolu à ne pasrecourir au public pour contracter des emprunts, il avait ainsi dans letrésor de l’armée un capitaliste tout trouvé, qui prêtait à l’État,moyennant un intérêt raisonnable, sans qu’il y eût ni agiotage ni dé-préciation de valeurs ; et de plus il pouvait compléter par des dota-tions en rentes les fortunes militaires, qu’il avait déjà commencéesavec des dotations en terres.

C’est d'après ce principe qu’il acheva de régulariser les budgets de1806 et de 1807, qui n’étaient pas encore définitivement liquidés.Les contributions de guerre frappées en pays conquis servaient à ac-quitter les dépenses extraordinaires d’entretien, de matériel, de re-monte de l’armée, et Napoléon ne laissait au compte du Trésor quela solde annuelle et ordinaire. Mais cette charge seule de la solde de-vait faire monter à 770 millions le budget de 1806, à 778 millionscelui de 1807, et, comme on l’a vu, les ressources ordinaires de l’im-pôt n’avaient pas encore atteint ce chifiïe. Napoléon pensa que lesproduits de la victoire devaient servir non-seulement à enrichir sessoldats, mais aussi à soulager les finances, et à les maintenir enéquilibre. Il voulut donc qu’il lut pourvu par la caisse de l’armée à cesexcédants de dépense que l’impôt ne pouvait pas couvrir, jusqu’à