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FONTAINEBLEAU .

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avaient profilé. Il était non-seulement difficile mais urgent, urgentpour l’État qui avait à réclamer des valeurs considérables, et pour lesfamilles des comptables morts ou révoqués, qui avaient à se débar-rasser de l’hypothèque légale mise sur tous leurs biens. La nouvelleCour reçut le pouvoir d'arbitrer à l’égard de ces comptabilités arriérées,tandis que pour les comptes nouveaux elle devait s’en tenir à l’appli-cation rigoureuse des lois. Elle s’acquitta bientôt de cet arbitrage avecautant de justice quelle en montra depuis dans l’application pure etsimple des lois de finances, dont elle a la garde, comme la Cour decassation a la garde des lois civiles et criminelles de notre pays.

Celle institution,qui devait avoir des résultats si utiles et si dura-bles pour l’administration tout entière, cul encore l’avantage secon-daire de fournir des emplois honorables et lucratifs aux membres lesplus distingués du Tribunat, que Napoléon tenait à placer d’une ma-nière convenable; car, dans scs conceptions, tout se liait et s’enchaî-nait fortement. Il composa donc la nouvelle Cour des comptes avec lesmembres de la commission de comptabilité qui venait d’être suppri-mée, et avec les membres du Tribunat qui venait d’être suppriméégalement. MM. Jard-Panvillicrs, Delpicrre, Brièrede Surgy, les deuxpremiers membres du Tribunat, le troisième membre delà commis-sion de comptabilité, furent nommés vice-présidents de la nouvelleCour. M. Garnier, membre de la commission de comptabilité, en futnommé procureur général. Restait à pourvoir à la charge importantede premier président. C’était le cas de réparer envers un hommerespectable les rigueurs passagères dont il avait été l’objet. Cet hommeétait M. de Marbois, destitué en 1806 des fonctions de ministre duTrésor, pour avoir manqué de finesse et de fermeté dans scs relationsavec les négociants réunis. Napoléon avait eu tort d’attendre de luices qualités, et de le punir parce qu’il ne les avait pas. Il répara cetort, en le mettant à sa véritable place, celle de premier président dela Cour des comptes, car M. de Marbois était bien plus fait pour êtrele premier magistrat de la finance que pour en être l’administrateuractif et avisé.

Aces soins donnés à la comptabilité de l’Empire, Napoléon ajoutades soins non moins actifs pour les grands travaux d’utilité générale.S’occupant de ce sujet avec M. Crélet, ministre de l’intérieur, avecMM. Régnault et de Monlaüvet, membres du conseil d’Éîat, avec lesministres des finances et du Trésor public, il prit des résolutions nom-vil!.

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