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FONTAINEBLEAU .

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fils ou neveux, sous la condition d’un majorât de 50,000 livres derente. Enfin les présidents des collèges électoraux à vie, les premiersprésidents, procureurs généraux et évêques, les maires des trente-septbonnes ville de l’Empire, furent autorisés à porter le titre de barons ,et à le transmettre à leurs fils aînés, sous la condition d’un majorât de15,000 livres de rente. Les simples membres de la Légion d'honneurpurent s’appeler chevaliers, et transmettre ce litre moyennant un ma-jorai de 5,000 livres de rente. Un autre statut dut déterminer lesconditions auxquelles seraient soumises ces portions de la fortune desfamilles, qu’on plaçait ainsi sous un régime exceptionnel.

Ce fut encore le Sénat qui reçut la mission d’imprimer un caractèrelégal à cette nouvelle création impériale, au moyen d’un sénatus-con-sulte , qui stipulait très-expressément que ces litres ne conféraientaucun droit particulier, n’emportaient aucune exception à la loi com-mune, n’attribuait aucune exemption des charges ou desdevoirsimposésaux autres citoyens. Il n’y avait d’exceptionnel que le régime des sub-stitutions imposé aux familles anoblies, lesquelles acquéraient leurnou-vclle grandeur en sacrifiant pour elles-mêmes l’égalité des partages.

Ces dispositions arrêtées, Napoléon distribua entre ses compagnonsd’armes une partie des trésors amassés par son génie. En attendantqu’il eût décerné à Lannes, Masséna, Davoust, Berlhier, Ney et autres,les titres qu’il se proposait d’emprunter aux grands événements durègne, il voulut assurer tout de suite leur opulence. Il leur donna desterres situées en Pologne, en Allemagne, en Italie , avec faculté de lesrevendre , pour en placer la valeur en France , plus des sommes enargent comptant pour acheter et meubler des hôtels. Ce n’était làqu’un premier don, car ces dotations furent plus tard doublées , tri-plées , quadruplées même pour quelques-uns. Le maréchal Lannesreçut 528,000 francs de revenu et un million en argent ; le maréchalDavoust, 410,000 francs de revenu, et 500,000 francs en argent ; lemaréchal Masséna , 185,000 francs de revenu, et 200,000 francs enargent (il fut plus tard l’un des mieux dotés) ; le major général Ber-thier, 405,000 francs de revenu , et 500,000 francs en argent ; lele maréchal Ney, 229,000 francs de revenu , et 500,000 francs enargent; le maréchal Mortier, 198,000 francs de revenu , et 200,000francs en argent ; le maréchal Augereau, 172,000 francs de revenu,et 200,000 francs en argent; le maréchal Soult, 505,000 francs derevenu, et 500,000 francs en argent; le maréchal Bernadotte , 291,000