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FONTAINEBLEAU .

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les soldais. Les blessés avaient triplo part. C< ux <|ui avaient été assezheureux pour assister aux quatre grandes batailles de la dernièreguerre, Austerlitz , Iéna, Eylau, Friedland, obtenaient le double desautres. Aees gratifications du moment il fut ajouté des dotations per-manentes de 500 francs pour les soldats anaputés, et de 1,000,2,000,•i,000,3,000,10,000 en faveur des militaires qui s’étaient distingués,depuis le grade de sous-officier jusqu’à celai de colonel. Pour les offi-ciers comme pour les généraux, ce ne fut là qu’une première rémuné-ration, suivie postérieurement d’autres plus considérables, et indépen-dante des traitements de la Légion d’honneur , ainsi que des pensionsde retraite légalement ducs à la fin de la cairrièrc militaire.

Ce glorieux vainqueur voulait donc que tout le inonde participât àsa prospérité comme à sa gloire. Quant à lui, simple, économe, ma-gnifique seulement pour les autres, réprimant le moindre détourne-ment des deniers publics, impitoyable pour toute dépense qui ne luisemblait pas nécessaire dans son palais ou dans l’État, il n’était prodi-gue que dans de nobles vues, et pour tout ce qui avait servi la grand-deur de la France ou la sienne. Les détracteurs de sa gloire et de lanôtre ont prétendu qu’il avait, en spoliant les vaincus, en assouvissantl’avidité des soldats, pris chez les uns le moyen d’exalter la bravouredes autres. Il faut laisser de telles calomnies à l’étranger, ou aux par-tis associés aux passions de l’étranger. Ces trésors étaient pris non surles peuples, mais sur lies empereurs, rois, princes, couvents, conjuréscontre la France depuis 1792. Quant aux peuples vaincus, ils étaientménagés autant que la guerre permet de le faire, beaucoup plus qu’ilsne l’avaient été dans aucun temps et dans aucun pays, beaucoup plusque nous ne l’avons été nous-mêmes. Et, quant à ces héroïques sol-dats, dont on dit que Napoléon excitait la bravoure avec de l’argent,ils ne se doutaient pas plus, en courant à Austerlitz , à Iéna, à Eylau,à Friedland, qu’ils rencontreraient la fortune sur leur chemin, qu’ilsne s’en doutaient en courant à Marengo, à Rivoli, et plus anciennementà Valmy ou à Jemmapes. Après avoir en 1792 volé à la défense deleur pays, ils s’élançaient maintenant à la gloire, entraînés par lapassion des grandes choses, passion que la révolution française avaitfait naître en eux, et que Napoléon avait exaltée au plus haut degré.Si au lendemain d’un long dévouement à braver le froid, la faim, lamort, ils trouvaient le bien-être, c’était une surprise de la fortune,dont ils jouissaient ainsi qu’un soldat jouit d'un peu d’or trouvé sur un