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cliamij de bataille ; et ses satisfactions qu’on leur avait ménagées, ilsétaient prêts à les quitter de nouveau, pour répandre encore cette viequ’ils ne regardaient pas comme à eux, et dont ils se hâtaient d’usercomme d’un prêt que leur faisait Napoléon, en attendant qu’il leuren demandât le sacrifice.

Napoléon prit d’autres mesures aussi sages quelles étaient humai-nes. 11 ordonna, selon son habitude à chaque intervalle de paix, il or-donna coup sur coup plusieurs revues de l’armée, pour faire sortir desrangs les soldats fatigués ou mutilés, et ne rendant plus d’autre serviceque celui de stimuler les jeunes soldats par leurs récits militaires. Ilfaisait régler leur pension, et occuper leur place dans les rangs par desconscrits, répétant sans cesse que le trésor de l’armée était assez richepour payer tous les vieux services, mais que le budget de l’État nel’était pas assez pour payer les soldats qui ne pouvaient plus servir ac-tivement. Songeant aux mérites civils non moins qu’aux mérites mili-taires, il exigea et obtint une modification à la loi des pensions civiles,loi qui depuis 1789 avait autant varié sous l'influence du caprice popu-laire, que les récompenses variaient avant celte époque sous l’influencedu caprice royal. Du temps de l’Assemblée constituante on avaitadopté, pour limite la plus élevée de toute pension civile, 10,000 francs,du temps de la Convention 5,000, du temps du Consulat 0,000. Na-poléon voulut que ce terme fût fixé à 20,000 francs, se réservant den’en approcher, et de ne l’atteindre, qu’en faveur de services éclatants.C’est la mort de M. Portalis , laissant une veuve sans fortune, qui luiinspira cette pensée , peu dangereuse pour les finances d’un État, etutile pour le développement des talents. Il accorda une pension deG,000 francs, et une somme de 24,000 francs, à mademoiselle Dillon,sœur du premier officier égorgé dans nos désordres populaires. La mèrede l’impératrice, madame de la Pagerie, étant morte à la Martinique ,il fit affranchir les nègres et les négresses qui l’avaient servie, doterune jeune fille qui l’avait soignée, placer en un mot dans l’aisance tousceux qui avaient eu l’honneur d’approcher d’elle.

L’Église, comme tous les serviteurs de l’État, eut part à cette mu-nificence du conquérant. Sur la proposition du prince Cambacérès ,qui avait administré temporairement les cultes, pendant l’intervalleécoulé entre la mort de M. Portalis et la nomination de M. Bigot dePréameneu, il établit que le nombre des succursales serait porté de24,000 à 50,000, afin d’étendre le bienfait du culte à toutes les com-