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FONTAINEBLEAU .

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» Messieurs les députés des départements au Corps législatif, votre» assistance me sera nécessaire pour arriver à ce grand résultat, et j’ai« le droit d’y compter constamment. »

Ce discours fut écoulé avec une vive émotion et applaudi avec trans-poil. Napoléon rentra aux Tuileries accompagné de la même foule,salué des mêmes cris.

Le lendemain et les jours suivants, furent apportées les différenteslois qui fixaient le budget de 1807 à 720 millions en recettes et en dé-penses; qui demandaient pour 1808 de simples crédits provisoires,conformément à l’usagedu temps; qui,pour celte même année 1808,restituaient au pays 20 millions sur la contribution foncière 1 ; qui ré-glaient le concours des départements aux grands travaux d’utilité gé-nérale, instituaient une Cour des comptes, et devaient enfin composerle Code de commerce. Au Sénat étaient réservées les mesures concer-nant l’institution des nouveaux titres, l’épuration de la magistrature,la réunion du Tribunat au Corps législatif. Après la présentation detoutes ces lois vint l’exposé de la situation de l’Empire par le ministrede l’intérieur. Quand ce ministre, dans un tableau, dontNapoléon avaitfourni le fond et presque la forme, eut achevé de peindre l’état floris-sant de la France , le progrès de son industrie et de son commerce,l’impulsion donnée à Ions les travaux, la construction simultanée decanaux, de routes, de ponts, de monuments publics sur toute la sur-face du territoire, la régularité, l’ordre, l’abondance régnant dans lesfinances, les efforts déployés pour répandre l’instruction, pour étendreà toutes les communes le bienfait du culte, enfin tant des créationsutiles, dont une guerre de géants n’avait pas interrompu le cours,dont elle avait même procuré les moyens, grâce aux tributs levés surles rois vaincus, M. de Fontanes, président du Corps législatif, ré-pondit par le discours suivant, qu’il avait pu écrire d’avance, car lessentiments qui s’y trouvaient exprimés remplissaient toutes les âmes.

“ Monsieur le ministre de l’intérieur, messieurs les conseillers» dÉtat.

■■ Le tableau que vous avez mis sous nos yeux semble offrir l’image« d’un de ces rois pacifiques uniquement occupés de l’admiuislra-» tion intérieure au milieu de leurs États ; et cependant tous ccs tra-

' J'ai dit ailleurs 15 millions : c'était néanmoins 20 millions ; mais les nouveauxcentimes, imposés pour le concours des départements aux travaux publics, rédui-saient ccs 20 millions à 15.