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LITRE XXVIII.
>• vaux utiles, tous ces sages projets qui doivent les perfectionner» encore, furent ordonnés et conçus au milieu du bruit des armes,» aux derniers confins de la Prusse conquise, et sur les frontières de la» Russie menacée. S’il est vrai qu’à cinq cents lieues de la capitale,» parmi les soins et les fatigues de la guerre, un héros prépara tant de» bienfaits, combien va-t-il les accroître en revenant au milieu de» nous ! Le bonheur public l’occupera tout entier, et sa gloire en sera» plus touchante.
» Nous sommes loin de refuser à l’héroïsme les hommages qu’il» obtint dans tous les temps. La philosophie outragea plus d’une fois>. l’enthousiasme militaire, osons ici le venger.
» La guerre, celte maladie ancienne, et malheureusement néces-» saire, qui travailla toutes les sociétés ; ce fléau, dont il est si facile de» déplorer les effets et si difficile d’extirper la cause, la guerre elie-o même n’est pas sans utilité pour les nations. Elle rend une nouvelle» énergie aux vieilles sociétés, elle rapproche de grands peuples loug-» temps ennemis, qui apprennent à s’estimer sur le champ de bataille;» elle remue et féconde les esprits par des spectacles extraordinaires ;» elle instruit surtout le siècle et l’avenir , quand elle produit un de» ces génies rares faits pour tout changer.
» Mais pour que la guerre ait de tels avantages, il ne faut pas» qu’elle soit trop prolongée, ou des maux irréparables en sont la suite.» Les champs et les ateliers se dépeuplent, les écoles où se forment» l’esprit et les moeurs sont abandonnées, la barbarie s’approche, et» les générations ravagées dans leur fleur voient périr avec elles les es-» pérances du genre humain.
» Le Corps législatif et le peuple français bénissent le grand princeu qui finit la guerre avant quelle ait pu nous faire éprouver d’aussi» désastreuses influences, et lorsqu’elle nous porte au contraire tant» de nouveaux moyens de force, de richesses, et de population. La» guerre, qui épuise tout, a renouvelé nos finances et nos armées.» Les peuples vaincus nous donnent des subsides, et la France trouve» des soldats dignes d’elle chez les peuples alliés.
« Nos yeux ont vu les plus grandes choses. Quelques années ont» suffi pour renouveler la face du monde. Un homme a parcouru■> l’Europe en ôtant et en donnant des diadèmes, Il déplace, il res-» serre, il étend à son choix les frontières des empires : tout est en-» traîné par son ascendant. Eh bien! cet homme couvert de tant de