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LIVRE XXVIII.
de l’Elbe. Magdebourg en cl ait ln principale forteresse. Il avait encorel’espérance de s’enrichir d’une partie du Hanovre. Le titre de royaumede Westphalie convenait à sa situation géographique, à son étendue, àson rôle dans la Confédération du Rhin . Il avait de plus une sorte degrandeur, et ne rappelait pas, comme aurait fait celui de royaume deHesse , la dépossession d’une grande famille allemande. Napoléon avaitchargé trois conseillers d’Éiat, MM. Simeon, Beugnot et Jollivet,d’aller, sous le titre de régence provisoire, commencer l’organisationadministrative de ce royaume, de manière que le prince Jérôme trouvâten arrivant une sorte de gouvernement institué, et après son arrivée desages conseillers capables de guider son inexpérience. Napoléon le litpartir ensuite avec les instructions qui suivent :
" Mon frère, je pense que vous devez vous rendre à Stutfgard,n comme vous y avez été invité par le roi de Wurtemberg. De là vous» vous rendrez à Casse], avec toute la pompe dont les espérances des vos peuples les porteront à vous environner. Vous convoquerez les« députés des villes, les ministres de loutes les religions, les députés» des États actuellement existants, en faisant en forte qu’il y ait moitié» non-nobles et moitié nobles ; et devant celte assemblée ainsi compo-» sée vous recevrez la constitution cl prêterez serment de la maintenir,» et immédiatement après vous recevrez le serment de ces députés de» vos peuples. Les trois membres de la régence seront chargés de vous» faire la remise du pays. Ils formeront un conseil privé qui restera» près de vous tant que vous en aurez besoin. Ne nom-nez d’abord» que la moitié de vos conseillers d’Élat; ce nombre sera suffisant pour» commencer le travail. Ayez soin que la majorité soit composée de» non-nobles, toutefois sans que personne s’aperçoive de cette babi-ls luelle surveillance à maintenir en majorité le tiers état dans tous les» emplois. J’en excepte quelques places de cour, auxquelles, par suite» des mêmes principes, il faut appeler les plus grands noms. Mais que» dans vos ministères, dans vos conseils, s’il est possible dans vos cours>• d’appel, dans vos administrations, la plus grande partie des per-" sonnes que vous emploierez ne soient pas nobles. Cette conduite ira» au cœur de la Germanie, et affligera peut-être l’autre classe; mais» n’y faites pas attention. Il suffit de ne porter aucune affectation dans» celte conduite. Ayez soin de ne jamais entamer de discussion, ni» de faire comprendre que vous attachez tant d’importance à relever» le tiers état. Le principe avoué est de choisir les talents partout où