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FONTAINEBLEAU .

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il y en a. Je vous ai Iracé là les principes généraux de voire con-duite. J’ai donné l’ordre au major général de vous remcllre le com-mandement des troupes françaises qui sont dans votre royaume.Souvenez-vous que vous êtes français , protégez-les et veillez à cequ’ils n’essuient aucun tort. Peu à peu, et à mesure qu’ils ne serontplus nécessaires, vous renverrez les gouverneurs et les commandantsd’armes. Mon opinion est que vous ne vous pressiez pas, et que vousécouliez avec prudence et circonspection les plaintes des villes qui nesongent qu'à se défaire des embarras qu’occasionne la guerre. Sou-venez-vous que l’armée est restée six mois en Bavière , et que ce bonpeuple a supporté celle charge avec patience. Avant le mois de jan-vier vous devez avoir divisé votre royaume en départements, y avoirétabli des préfets, et commencé votre administration. Ce qui m’im-porte surtout, c’est que vous ne différiez en rien l’établissement duCode Napoléon . La constitution l’établit irrévocablement au 1 er jan-vier. Si vous en retardiez la mise en vigueur, cela deviendrait unequestion de droit public ; car, si des successions venaient à s’ouvrir,vous seriez embarrassé par mille réclamations. On ne manquera pasde faire des objections, opposez-y une ferme volonté. Les membresde la régence, qui ne sont pas de l’avis de ce qui a été fait enFrance pendant la révolution, feront des représentations; répondez-leur que cela ne les regarde pas. Mais aidez-vous de leurs lumièreset de leur expérience ; vous pourrez en tirer un grand parti. Écrivez-moi surtout très-souvent... Vous trouverez ci-joint la constitutionde votre royaume. Cette constitution renferme les conditions aux-quelles je renonce à tous mes droits de conquête et à mes droitsacquis sur votre pays. Vous devez la suivre fidèlement. Le bonheurde vos peuples m’importe , non-seulement par l’influence qu’il peutavoir sur votre gloire et la mienne, mais aussi sous le point de vuedu système général de l’Europe . N’écoutez point ceux qui vous disentque vos peuples, accoutumés à la servitude, recevront avec ingrati-tude vos bienfaits. On est plus éclairé dans le royaumcdcWestphaliequ’ou ne voudrait vous le persuader, et votre trône ne sera vérita-blement fondé que sur la confiance et l’amour de la population. Ceque désirent avec impatience les peuples d’Allemagne , c’est que lesindividus qui ne sont point nobles, et qui ont des talents, aient unégal droit à votre considération et aux emplois; c’est que toute espècede servage et de liens intermediaires entre le souverain et la der-

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