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LIVRE XXVIII.

» nière classe du peuple soit entièrement abolie. Les bienfaits du Code» Napoléon , la publicité des procédures, l’établissement des jurys,

» seront autant de caractères distinctifs de votre monarchie; et, s’il« faut vous dire ma pensée tout entière, je compte plus sur leurs» effets pour l’extension et l’affermissement de cette monarchie, que» sur le résultat des plus grandes victoires. Il faut que vos peuples» jouissent d’une liberté, d’une égalité, d’un bien-être inconnus aux» autres peuples delà Germanie, et que ce gouvernement libéral pro-» duise d’une manière ou d’autre les changements les plus salutaires» au système de la Confédération et à la puissance de votre monar-» chie. Cette manière de gouverner sera une barrière plus puissante» pour vous séparer de la Prusse que l’Elbe , que les places fortes, et» que la protection de la France . Quel peuple voudra retourner §0U3» le gouvernement arbitraire prussien, quand il aura goûté les bicn-» faits d’une administration sage et libérale?Les peuples d’Allemagne ,

» ceux de France, d’Italie, d’Espagne , désirent l’égaliié et veulent deso idées libérales. Voilà bien des années que je mène les affaires de» l’Europe , et j’ai eu lieu de me convaincre que le bourdonnement des» privilégiés était contraire à l’opinion générale. Soyez roi conslitu-» tionncl. Quand la raison et les lumières de votre siècle ne suffiraient» pas, dans votre position la bonne politique vous l’ordonnerait... »La session du Corps législatif, bien qu’il y eût beaucoup de projetsà convertir en lois, ne pouvait être longue, grâce comme nous l’avonsdéjà dit, aux conférences préalables qui rendaient la discussion publi-que à peu près inutile et de pur apparat. La seconde moitié du moisd’août et la première moitié de septembre y suffirent. Les travaux decette session terminés, le sénatus consulte qui supprimait leTribunat,et en transférait les attributions et le personnel au Corps législatif, futporté aux deux assemblées. Il était accompagné d un discours où l’onrendait hommage aux travaux et aux services du corps supprimé. Leprésident de ce corps, en recevant cette communication, prononça deson côté un discours pour remercier le souverain qui reconnaissait lesmérites des membres du Tribunat, et leur ouvrait à tous une nouvellecarrière. Après ces vaines formalités, la session fut close, et le caractèrelégal se trouva imprimé aux dernières œuvres dugouvernement impérial.

Le 22 septembre, la cour partit enfin pour Fontainebleau , où elledevait passer l’automne au milieu des fêtes et d’un faste magnifique.Napoléon y voulut reproduire l'image complète des mœurs de l’an-