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FONTAINEBLEAU .

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ques-uns des jeunes gens les plus distingués de sa cour, et lui allouala somme de huit cent mille francs par an, afin qu’il pùt représenterdignement le grand Empire.

Il écrivit en même temps à l’empereur Alexandre pour le remercierde ses présents, et lui en offrir de magnifiques en retour (c’étaient desporcelaines de Sèvres de la plus grande beauté) ; pour lui demanderinstamment de l’aider à ramener la paix, en forçant l’Angleterre à lasubir ; pour le prier de renvoyer à l’instant même de Saint-Pétersbourg les ambassadeurs d’Angleterre et de Suède ; pour le prévenir qu’unearmée française allait occuper le Danemark , en vertu d'un traité d’al-liance conclu avec la cour de Copenhague , et le presser de faire mar-cher une armée russe en Suède , afin que le Suud fût ainsi fermé desdeux côtés ; pour lui donner de nouveau son adhésion expresse à laconquête de la Finlande 5 pour lui annoncer les démarches qu’il faisaitauprès de l’Autriche , afin de la décider à adhérer à la politique deTilsit, et lui annoncer aussi l’entrée d’armées nombreuses dans la pé-ninsule espagnole, dans le but de la fermer définitivement aux Anglais ;pour lui dire enfin qu’il était étranger à la rédaction de l’armistice avecla Porte, qu’il le désapprouvait (ce qui emportait l’approbation tacitede l’occupation prolongée des provinces du Danube ) et que, quant aumaintien ou au partage de l’empire ottoman , cette question était sigrave, si intéressante dans le présent et l’avenir, qu’il avait besoin d’ypenser mûrement; qu’il ne pouvait en traiter par écrit, et que c’étaitavec M. de Tolsloy qu’il se proposait de l’approfondir ; qu’il la réservaità cet ambassadeur, et que c’était même afin de l’attendre qu’il avaitretardé son départ pour l’Italie , où il était cependant pressé de serendre. « Unissons-nous, disait Napoléon à Alexandre, et nous ac-complirons les plus grandes choses des temps modernes. » Napoléonmanda en outre à l’empereur et à M. de Romanzoff que le ministreDecrès allait acheter vingt millions de munitions navales dans les portsde la Russie, que la marine française recevrait tous les cadets russesqu’on lui donnerait à instruire, et enfin que cinquante mille fusils dumeilleur modèle étaient à la disposition du gouvernement impérial, quipouvait les envoyer prendre au lieu qu’il lui plairait de désigner.

Tandis qu’il écrivait avec effusion à l’empereur Alexandre, Napoléonrecommanda à M. de Caulaincourt de ne pas trop parler d’une pro-chaine entrevue, car, dans un nouveau tête-à-tête impérial, il faudraitarriver à une conclusion, relativement à la Turquie , ce qu il redoutait