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FON'TAl.NEDLEAl’.

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Catlaro lui ayant etc restituées, il se considérait comme sans droit etsans intérêt à garder Braunau , place importante qui commandait lecours de l’Inu ; que, du côté de l’Istrie , il ne demandait rien que laconservation de la route militaire accordée antérieurement pour le pas-sage des troupes françaises qui se rendaient en Dalinatie ; que tout auplus, si on y consentait à Vienne , il proposerait une rectification desfrontières entre le royaume d’Italie et l’empire d’Autriche, rectificationqui sc bornerait à échanger les petits territoires italiens situés sur larive gauche de l’Izonzo, contre les petits territoires autrichiens situéssur la rive droite, de manière à prendre pour limite le thalweg de cefleuve; que cela fait il n’exigerait rien de plus, et était tout disposé àrespecter scrupuleusement la lettre des traités. Sous le rapport de lapolitique générale, Napoléon ajouta qu’il s’unissait à la Russie pour de-mmder à l’Autriche de l’aider à rétablir la paix, en fermant les côtesde l’Adriatique au commerce anglais ; que l’atroce événement de Co-penhague en faisait un devoir pour toutes les puissances ; que, si l’Au-triche prenait ce parti, elle aurait l’honneur du rétablissement de lapaix, car l’Angleterre 11e tiendrait pas devant l’unanimité bien pro-noncée du continent; qu’enfin, cet accord sur toutes choses étantobtenu, la cour de Vienne renoncerait sans doute à des armementsinutiles, dispendieux, inquiétants; que, de son côté, Napoléon n’au-rait rien de plus pressé que d’éloigner ses armées, et de les transpor-ter vers les rivages de la basse Italie. Quant à la Turquie , Napoléon enparla très-vaguement, et ne se montra disposé à aucune résolutionprochaine. De plus, il laissa toujours entendre que rien en Orient nedevait se faire que d’accord avec l’Autriche , c’est-à-dire en lui ména-geant sa part, dans le cas où l’empire ottoman cesserait d’exister.

Ces explications, qui étaient données avec bonne foi, et qui furentreçues avec joie par le duc de Wurtzbourg , ces explications transmisesà Vienne y causèrent un vrai soulagement. Quel que fût le regretqu’on éprouvât de n’avoir pas saisi le moment où Napoléon marchaitsur le Niémen pour se placer entre lui et le Rhin , on ne demandaitpas mieux, maintenant que l’occasion était perdue, de demeurer tran-quille , et de n’avoir pas un tel ennemi sur les bras , lorsqu’on étaitseul et sans autre allié que l’Angleterre , alliée peu secourable , qui,lorsqu’elle avait poussé les puissances continentales à la guerre et lesavait fait battre , se retirait tranquillement dans son île, se plaignantde la mauvaise qualité des troupes auxiliaires. Apprendre qu’on pou-