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Moncey, dite corps cl'observation des côfes de VOcéan , avec douzerégiments provisoires tirés des dépôts de la grande armée ; la divisiondes Pyrénées occidentales, destinée à Pampelune , avec quelques ba-taillons restés dans les camps de Bretagne et de Normandie ; enfin, ladivision des Pyrénées orientales , avec les régiments italiens ou napoli-tains qui n’avaient pas servi en Allemagne , et que le retour de l’arméed’Italie rendait disponibles. Il voulut renforcer ces deux dernières di-visions, et créer en outre une réserve générale pour tous ces corps.
Il augmenta la division des Pyrénées occidentales en lui adjoignantles quatrièmes bataillons des cinq légions de réserve, dont l’organisa-tion s’achevait dans le moment. C’étaient trois mille hommes, qui,ajoutés aux trois ou quatre mille acheminés déjà par Saint-Jean-Pied-de-Port sur Pampelune , devaient former une division de six à septmille, suffisante pour occuper cette place et surveiller l’Aragon. Ellefut mise sous les ordres du général Merle, et le général Mouton , qui enavait été d’abord nommé commandant, eut mission d’aller inspecterles autres corps d’armée. Napoléon augmenta la division des Pyrénéesorientales , composée d’Italiens, en lui adjoignant des bataillons pro-visoires tirés des dépôts français placés entre Alexandrie et Turin , etregorgeant de conscrits déjà instruits Cette nouvelle division fran-çaise devait être de cinq mille hommes, et, jointe à la division italiennede six ou sept mille que commandait le général Lechi, former, sousle général Duhesnne, un corps très-suffisant pour la Catalogne .
Quant à la réserve générale, Napoléon l’organisa à Orléans pourl’infanterie, à Poitiers pour la cavalerie. Il eut recours au même pro-cédé qu’il avait employé pour composer les corps du maréchal Mon-cey, et il réunit à Orléans de nouveaux bataillons provisoires tirés desdépôts qui n’avaient pas encore fourni de détachements à l’Espagne .Le général Verdier dut commander ces six nouveaux régiments provi-soires d’infanterie, désignés sous les numéros 15 à 18. Napoléon réu-nit à Poitiers quatre nouveaux régiments provisoires de cavalerie, éga-lement tirés des dépôts, présentant trois mille cavaliers de toutesarmes, cuirassiers, dragons, hussards et chasseurs, sous un général decavalerie d’un mérite rare, le général Lasalle. Il restitua au camp deBoulogne, à la garnison de Paris et aux camps de Bretague, les dixvieux régiments ramenés de la grande armée ; ce qui lui préparait,en cas de besoin, de nouvelles ressources d’une qualité supérieure.Enfin, il dirigea secrètement, sur Bordeaux quelques détachements de