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li vue xxix.

la garde impériale ea infanterie, cavalerie, artillerie, se doutant bienqu’il serait bientôt obligé de se rendre lui-mèmc en Espagne , pour yamener le dénouaient qu’il désirait. En évaluant à 25,000 hommes lecorps du général Dupont, à 52,000 celui du maréchal Moncey, à 6,000ou 7,000 la division des Pyrénées occidentales, à 11,000 ou 12,000le corps des Pyrénées orientales, à 10,000 les doux réserves d’Orléans et Poitiers , à 2,000 ou 5,000 les troupes de la garde, on pouvaitconsidérer comme représentant une force de quatre-vingt et quelquesmille hommes les troupes dirigées sur l’Espagne , sans compter l’ar-mée de Portugal, ce qui élevait à plus de 100,000 les nouveaux sol-dats destinés à la Péninsule. Mais ils étaient si jeunes, si peu rompusaux fatigues, qu’il fallait s’attendre à une grande différence entrele nombre des hommes portés sur les contrôles et le nombre dés hom-mes présents sous les armes. Du reste, un quart de cet effectif étaitencore en marche dans le courant de janvier 1808. Napoléon, vou-lant avancer le dénoi'iment, ordonna à ses troupes un mouvement dé-cidé sur Madrid . La grande route qui mène:» cette capitale se bifurqueà la hauteur de Burgos . L’un des embranchements passe à travers leroyaume de Léon par Valladolid et Ségovie , franchit leGuadarrama versSaint-Ildefonse, et tombe sur Madrid par l’Escurial. L’autre traversela Vieille-Castille par Aranda, franchit le Guadarrama à Somo-Sicrra(nom fameux dans nos annales militaires) et tombe sur Madrid parBuitrago et Chamarlin. Les deux corps de Dupont et Moncey étant, lepremier à Valladolid (route de Salamanque ), le second entre Vittoriaet Burgos , avant la bifurcation, n’avaient pas encore fait un pas quipût révéler l’intention de marcher sur Madrid . Napoléon ordonna augénéral Dupont de diriger l’une de ses divisions sur Ségovie , et aumaréchal Moncey l’une des siennes sur Aranda, sous prétexte de s’é-tendre pour vivre. Dès lors, la direction sur Madrid était démasquée.Mais l’entrée des troupes françaises en Catalogne et en Navarre , qu’ilfallait enfin prescrire pour occuper Barcelone et Pampelune , disaitbien plus clairement encore que le véritable but de ces mouvementsétait tout autre que Lisbonne . Afin de fournir une explication qui neserait croyable qu’à demi, Napoléon, en ordonnant au général Duhesmede pénétrer en Catalogne, au général Merle denlrer en Navarre , fitannoncer à la cour d’Espagne , par M. de Beauharnais, l’intention d’undouble mouvement de troupes sur Cadix, l’un à travers la Catalogne ,l’autre à liavers l’Estramadure et l’Andalousie . La flotte française qui