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L1VKE XXIX.

lande, la plus utile pourtant de toutes celles qu’ils méditaient, et illeur semblait que c’était assez d’en avoir obtenu l’autorisation, sans sehâter de l’exécuter. C’est avec regret qu’ils détournaient une partie deleurs forces, soit de l’Orient, soit des provinces polonaises, fort agitéesen ce moment. Néanmoins poussés continuellement par M. de Cau-

celte différence d'opinion, que l'une des deux personnes supposait que si la Russie possédait Constantinople, la France devait posséder les Dardanelles ou au moinss’approprier celle qui était sur la côte d’Asie : cette assertion a été combattue del’autre part, par l’immense disproportion que l’on venait de proposer dans les partsde ce nouvel et plus grand partage, et que l’occupation même du fort qui se trou-vait sur la rive d’Asie détruisait tout à fait le principe de l’empereur de Russie dene pas se retrouver plus mal placé qu'il ne l’était maintenant relativement à scsrelations géographiques et commerciales.

» L’empereur Alexandre, mû par le sentiment de son extrême amitié pour l’em-pereur Napoléon, a déclaré pour lever la difficulté : lu qu’il conviendrait d’uneroute militaire pour la France qui. traversant les nouvelles possessions de l’Au-triche et de la Russie , lui ouvrirait une route continonlale vers les Échelles et laSyrie ; 2° que si l’empereur Napoléon désirait posséder Smyrne ou tel autre pointsur la côte de Natolie, depuis le point de cette côte qui est vis-à-vis de Mytilène jusqu’à celui qui se trouve placé vis-à-vis de Rhodes , et y envoyait des troupes pourles conquérir, l’empereur Alexandre est prêt à l’assister dans cette entreprise, enjoignant à cet effet un corps de ses troupesaux troupesfrançaises;5oquesi Smyrne ou telle autre possession de la côte de Natolie, tels qu’ils viennent d’être indiqués,ayant passé sous la domination française, venait ensuite à être attaqué, non-seu-lement par les Turcs, mais même par les Anglais en haine de ce traité, S. M. l’em-pereur de Russie se portera en ce cas au secours de son allié toutes les fois qu’il ensera requis.

» &■> Sa Majesté pense que la maison d’Autriche pourrait sur le même pied as-sister la France en la prise de possession de Salonique . et se porter au secours decette Échelle toutes les fois qu’elle en sera requise.

» 5» L’empereur de Russie déclare qu’il ne désire pas acquérir la rive méridio-nale de la mer Noire qui est en Asie , quoique dans la discussion il avait été penséqu'elle pouvait être de sa convenance.

n 6» L’empereur de Russie a déclaré que. quels que fussent les succès de sestroupes dans l’Inde , il ne prétendait pas y rien posséder, et consentait volontiers àce que la France fit pour elle toutes les acquisitions territoriales dans l’Inde qu’ellejugerait à propos ; qu’elle était également la maltresse de céder une partie des con-quêtes qu’elle y ferait à ses alliés.

» Si les deux alliés conviennent entre eux d’une manière précise qu’ils adoptentl’un ou l’autre de ces deux projets de partage, S. M. l’empereur Alexandre trouveraun plaisir extrême à se rendre à l’entrevue personnelle qui lui a été proposée etquipeu!-être pourrait avoir lieu à Erfurt . Il suppose qu’il serait avantageux que lesbases des engagements que l’on y doit prendre soient d’avance fixées avec une sortede précision, afin que les deux empereurs n’aient à ajouter à l’extrême satisfactionde se voir que celle de pouvoir signer sans retard le destin de cette partie duglobe, et nécessiter par là, comme ils se le proposent. l'Angleterre à désirer la paixdont elle s'éloigne aujourd’hui à dessein et avec tant de jactance. »