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AllANJCEZ.

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autre faveur naissait, mais celle-ci devant durer quelques jours à peine,car le redoutable Napoléon approchait. Ses troupes descendaient ence moment des hauteurs de Somo-Sierra sur Buitrago , et n’étaientplus qu’à une forte marche de Madrid . Les ministres temporaires deFerdinand lui conseillèrent de commencer son règne par une démarcheauprès de l’empereur des Français . Le duc del Parque fut envoyé àMurat, pour s’entendre avec ce prince sur l’entrée des Français à Ma-drid . Les ducs de Medina-Geli et de Frias, le comte de Fernand-Nunezfurent envoyés à Napoléon, qu’on supposait sur la route d’Espagne ,pour lui jurer amitié, et lui renouveler la damande d’unc-princessefrançaise . Cela fait à la fin même de celte première journée , Ferdi-nand s’endormit en se croyant roi. Il devait l’être, mais après unelongue captivité et une guerre effroyable.

Ainsi tombèrent les derniers Bourbons, pour reparaître bien oumal, glorieusement ou tristement, quelques années plus tard ; ils tom-bèrent à Aranjuez, comme à Paris, comme à Naples , sous la révolu-tion française , qui les poussait devant elle , semblable aux furies ven-geresses poursuivant des coupables. A Paris cette révolution avaitabattu la tête d’un Bourbon. A Naples elle en avait jeté un à la mer,et l’avait réduit à se réfugier en Sicile. A Aranjuez elle réduisait ledernier à abdiquer, pour sauver la vie d’un ignoble favori, et se ser-vait non d’un peuple épris de la liberté, mais d’un peuple épris encorede la royauté, diverse ainsi dans ses manières d’agir comme les lieuxoù elle pénétrait, mais toujours terrible et régénératrice, quoique heu-reusement moins cruelle, car déjà elle détrônait et ne tuait plus leslois.