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pour assurera celui-ci une riche retraite en France , moyennant l'abandon de lacouronne d'Espagne. — Résistance de Ferdinand VII. —Napoléon est prêt à enfinir par un acte de toute-puissance, lorsque les événements de Madrid four-nissent le dénotlment désiré. — Insurrection de Madrid dans la journée du2 mai. — Énergique répression ordonnée par Murat. — Contre-coup à Bayonne .— Émotion de Charles IV en apprenant la journée du 2 mai. — Scène violenteentre le père, la mère et le fils. — Terreur et résignation de Ferdinand VII . —Traité pour la cession de la couronne d'Espagne à Napoléon . — Départ deCharles IV pour Compiègne et de Ferdinand VU pour Valençay. — Napoléon destine la couronne d'Espagne à Joseph, et celle de Naples à Murat. — Douleuret dépit de Murat en apprenant les résolutions de Napoléon . — Il n’en travaillepas moins à obtenir des autorités espagnoles l'expression d'un voeu en faveur deJoseph. — Déclaration équivoquede la junte et du conseil de Castille, exprimantun vœu conditionnel pour Joseph. — .Mécontentement de Napoléon contreMurat. — En attendant d'avoir la réponse de Joseph, et de pouvoir proclamer lanouvelle dynastie, Napoléon essaye de racheter la violence qu'il vient de com-mettre à l’égard de l’Espagne par un merveilleux emploi de ses ressources. —Secours d’argent à l'Espagne . — Distribution de l’armée de manière à défendreles cOtes. et à prévenir tout acte de résistance. — Vastes projets maritimes. —Arrivée de Joseph à Bayonne. — 11 est proclamé roi d’Espagne . — Junte con-voquée à Bayonne . — Délibération de cette junte. — Constitution espagnole.—Acceptation de cette constitution, et reconnaissance de Joseph par la junte. —Conclusion des événements de Bayonne, et départ de Joseph pour Madrid , deNapoléon pour Paris .
La chute du prince de la Paix avait déjà produit chez le peuple deMadrid une sorte de joie féroce. La nouvelle de l’abdication deCharles IV, et de l’avénement de Ferdinand VII , y mit le comble. Iln’y a pas pour la multitude de joie complète sans un ravage. On savaitle prince de la Paix arrêté à Aranjuez ; on courut se précipiter sur safamille et sur les personnages qui jouissaient de sa confiance. Ondévasta leurs maisons, on poursuivit leurs personnes, dont aucuneheureusement ne tomba au pouvoir de la multitude, grâce au couragede M. de Beauharnais. Celui-ci, après l’abdication de Charles IV ,revenu immédiatement à Madrid , eut le temps de donner asile à lafamille Godoy. La mère, le frère d’Emmanuel, ses sœurs, mariées auxplus grands seigneurs d’Espagne , avaient passé une affreuse nuit sousle toit de leurs palais. M. de Beauharnais leur offrit un abri dansl’hôtel de l’ambassade, où ils devaient être protégés par la terreur desarmes françaises , car Murat n’était plus en ce moment qu’à une marchede Madrid . Le sac, l’incendie durèrent toute la journée du 20, quiétait un dimanche, et ne furent empêchés par aucune force publique.Il y avait à Madrid deux régiments suisses (les régiments de Preux etde Reding); mais ces soldats étrangers, plus mal placés que d’autres aumilieu de* agitations populaires, n’osèrent pas se montrer, et ne firentrien pour arrêter le désordre. Une espèce de fatigue, le concours de<quelques bourgeois armés spontanément, une proclamation de Fer -