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Basques, qu’on a persécutée anciennement, sousprétexte qu’elle était lépreuse, et que quelquessavans regardent aujourd’hui / quoique sans fon-dement, comme plus affectée du goitre et de cré-tinisme que les individus qui ne sont pas réputésCagots , je me suis insensiblement; engagé dansdes recherches dont je n’avais point d’abord ledessein de m’occuper : elles m’ont procuré laconnaissance d’un grand nombre de faits, qui ,s’ils ne suffisent point pour éclaircir entièrementl’histoire de cette caste, pourront peut-être, parune authenticité qu’on ne s’aurait contester, con-tribuer à la destruction des funestes préjugésdont quelques esprits ont encore de la peine à sedéfaire : animé par cet espoir , j'ai pensé que lesamis de l’humanité me sauraient gré de les pu-blier.
On ne peut voir le triste état des goitreux etcrétins des montagnes sans désirer en même—tems d’en découvrir la cause ; on a recouru pourune pareille explication à des récits populaires ,dont on n’essaie pas néanmoins de garantir lavérité : quelques habitanS d’une vallée des Pyré-nées rangent , dit =* on , en général , les crétinsparmi la caste infortunée des Cagots devenus de-puis un tems immémorial l’objet de la haine pu-blique , et dont quelques auteurs rapportentl’origine aux Wisigots qui soumirent une partiedes Gaules . Il me semble qu’on ue peut adopteraucune de ces deux opinions ; les faits qui vontêtre rapportés dans ce mémoire, prouvent aucon-traire , que les Cagots des Pyrénées et des pays •adjacens, ne sont point affligés de maladies quileur soient particulières, et plusieurs motifs fontprésumer qu’ils ne descendent pas de lft natioa