BROMÉLIACÉES
PAR
Carl MEZ
INTRODUCTION
I. — Organographie.
A. Racine. — Les racines ne manquent chez aucune espèce,à l’exception du Tillandsia usneoides qui, arrivé à son completdéveloppement, en est dépourvu. C’est répandue par levent, oupar des oiseaux, que cette espèce épiphyte enlace d’une partiede sa tige filiforme les rameaux des arbres; et encore ses raresplantules sont-elles probablement pourvues de racines. D’unautre côté, le nom de Phytarhiza, donné à un sous-genre deTillandsia , indique que ces plantes, d’une extrême épiphytie,après s’être fixées par des racines peu nombreuses, ne lesutilisent plus autrement.
D’après les recherches de Müller, auxquelles je puis joindremes propres observations sur la germination des Hechtia , Paya,et Deuterocohnia , les Broméliées et les Hépétidées émettent uijeracine primordiale qui meurt très vite (chez le Paya spathaceaseul je la vis atteindre cinq centimètres) ; chez les Tillandsiéesla pointe de la racine principale ne s’allonge pas hors de lagraine, et dès les premiers stades il se développe des racinessecondaires d’une croissance très ralentie qui, plus tôt chezles Vriesea, Catopsis et Guzmania , très tardivement chez lesTillandsia , fixent la plantule au substratum.
Des racines latérales se forment ultérieurement à la base de la