LXXXIII
BROMÉLIACÉES (c. MEZ).
thèse ; pour les Rhodostachys , il existe des rapports et encoresont-ils fort lointains avec le genre Fernseea, rapports soupçon-nés déjà par Wawra, sans qu’il ait réussi à leur donner uneforme concrète.
Toutes les autres Broméliacées sont andines. Chose assezcurieuse, les Brome liées occupent le premier rang : le genreGreigia a ses représentants le long des Cordillères, jusque dansle Venezuela. Les Ilépétidées sont surtout représentées par8 Puya , genre andin par excellence. Les Tillandsia sont moinsnombreux (S).
Quant aux îles situées en face de la côte du Chili, notam-ment le groupe de Juan Fernandez, leurs Broméliacées sonttoutes du type chilien.
Bolivie. — Espèces connues 50, dont 27 endémiques. A partquelques faibles traces de formes brésiliennes (1 Æchmea,1 Billbergia , 2 Dycfcia ), la grande majorité des espèces est an-dine.
Le caractère andin s’annonce, d’un côté, par la richesse desPuya (10), des Tillandsia (20) et des Hepetis (7) mais surtoutpar le chiffre élevé d’espèces communes à la Bolivie et auPérou (10). Deux espèces se retrouvent au Chili, mais 14en Argentine, celles-ci presque sans exception descenduesdes hautes sommités boliviennes dans la « puna » de l’Argen-tine.
Un fait très curieux est la concordance entre la llore boli-vienne et la llorule des sommets des montagnes grani tiques d’é-lévation moyenne entourant Yilla-Rica et Paraguari dans leParaguay. Une énigme phyto-géographique est la réapparition,dans la Bolivie, du Vriesea heliconioides des côtes de la merCaraïbe. 11 est surprenant, en outre, que le genre Guzmaniane soit, jusqu’ici, représenté dans les collections que par uneseule espèce.
Pérou. — Si l’on fait abstraction du haut bassin de l’Ama-zone inséparable de la partie brésilienne de ce vaste systèmefluvial, ainsi que je l’ai fait pour les plantes récoltées par