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misérables filets d'une eau chargée de toutessortes d’impuretés.
Reconnaissons, cependant, que cette incurie,si préjudiciable à la santé des habitants de notreville, ne doit pas être reprochée cà tous ceux quiavaient mission de l'éclairer ou de pourvoir à sesbesoins : quelques bons esprits, quelques admi-nistrateurs désireux d’accomplir leur devoir depaternelle sollicitude, ont voulu, à différentesreprises, doter notre population lyonnaise , d’uneabondante fourniture d’eau potable.
Trois fois, l’Académie royale des sciences ,belles-lettres et arts de Lvon, a mis an concoursle sujet de cette question : Quels sont lesmoyens les plus faciles et les moins dispen-dieux , de procurer à la ville de Lyon , lameilleure eau qu’elle puisse obtenir , et d'endistribuer une quantité suffisante.
La première fois, c’était en 1770, le concoursne produisit rien de satisfaisant; mais , plustard , la même question ayant été dé nouveauproposée, et à deux reprises différentes, un desMémoires envoyés à l’Académie royale, fut cou-ronné par cette compagnie. Cependant, le projetapprouvé resta sans exécution.
En 1808, la même question , avec de plus