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Cinq sources principales surgissent à peu prèsau centre du clos de Roye , dans l’escarpementmeme de la colline, à des niveaux qui variententre un peu plus et un peu moins de quarantemètres au dessus de l’étiage de la Saône .
Ces cinq sources réunies pour former un seulruisseau, versent leur produit dans un vasteréservoir qui le distribue à un établissementd’indiennerie situé au pied de la colline , etdans le clos même. Ce produit est considérable,puisqu’il sert de moteur à cinq roues hydrau-liques, et, selon M. Thiaffait (i), il suffirait seulaux besoins de la population lyonnaise , si, l’on yréunissait surtout, l’eau d’une grande quantitéde petites sources qui filtrent dans différentesparties du sol et qui vont se perdre inutilementdans lit de la Saône .
L’eau des sources de Roye , qui coule sur unlit de graviers, est parfaitement claire et lim-pide ; sa saveur est franche et agréable ; elleprésente donc à l’aspect et au goût toutes lesqualités qui constituent une bonne eau potable.Quelle que soit la température de l’air, quelletombe au dessous de zéro ou quelle arrive à
(i) Mémoire déjà cité, p. 29.