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celle des plus fortes chaleurs de l’été, la sienneest invariable, ou du moins ne change pas d’unemanière sensible. J’y ai plongé un thermomètre,à différentes époques, au mois d’août, dans lecourant de septembre et d’octobre, et pendantl’hiver, la température de l’air étant à 6 0 audessous de zéro ; dans toutes ces expériences ,j’ai trouvé que la colonne de mercure marquaiti5 0 -j-° centigrades. Dans le dernier cas seule-ment , il y avait un demi-degré de différence,c’est-à-dire qu’au lieu de x 3 °, cette eau n’enavait que 12 ° 5 jio , au débouché de la grandegalerie, à plus de cent mètres de la source.
L’analyse qualitative ou l’essai par les réactifsde l’eau de Roye , a prouvé que c’était uneeau potable, de bonne nature, c’est-à-dire qu’elleétait très propre à être employée comme bois-son, à cuire les légumes, à blanchir le linge;qu’elle pouvait enfin servir à tous les usages do-mestiques. On peut d’ailleurs en juger par lesrésultats qui ont été obtenus, et dont voicil'indication :
i° La solution de chlorure de baryum (i) ,
(i) Dans l’intérêt des personnes peu versées dans lesconnaissances chimiques, je crois devoir indiquer som-mairement l’action des réactifs employés :