Sa ligne de lloltaison n’a marqué que 50 ceulimètres au dessusdu 0 de l’échelle de l’étiage, degré d’abaissement auquel i 1 arriveraremenl.
11 est à remarquer que ce fleuve , à l’opposé de la Saône et desrivières ordinaires , qui ont leur étiage dans l’été , est grossi et troublépar le produit de la fonte des neiges des Alpes , pendant les chaleurs ,et que c’est en hiver qu’il'atteint son maximum de diminution, enmême temps que son maximum de limpidité.
EAU DU RHONE, EN HIVER,
puisée bans le courant bu flcutte, à son entrée bans £t)on ,beüant le quartier 6aint-Glair.
Eau recueillie par M. Dvpasquier,le 1 er février.
Le Rhône était, ce jour-là,aussi clair qu’il lui soit possible del'étre, à la suite d’une périodeassez longue de jours , pendantlesquels le thermomètre marqueconstamment la température atmos-phérique au dessous de 0. Celtecirconstance avait empêché, parl’effet de la congélation, toutes leseaux qui servent aux ménages , àl’industrie et aux lavages , le longdu cours du fleuve, de coulercomme d’ordinaire, et de venir s’ymélanger. Aussi était-il à sonmaximum de pureté , et bien prèsde son maximum d’abaissement.
Température, au moment oùl’eau a été recueillie, de l’air 5 ° 6au dessous de 0 ; de l’eau 2“ audessus deO.—Hauteur du Rhône,0 m 50 seulement au dessus doson éliage.
Examinée par M. Donné ,
(sous la tempérât, naturelle de son cabinet).
Le 16 février.
Parfaitement claire et limpide.— Alcaline. — Quelques rares cris-taux de carbonate de chaux.—Substances organisées végétalestrès peu abondaules.—Quelquesrares infusoires.
Examinée de nouveau, le 9 mars.
Très claire. — Ne présentepresque aucune matière étrangère,en suspension, végétale, animaleou minérale.