Eau recueillie le 4 février.
Température de l’air , 0°, 5/10au dessus de 0. — Température del’eau, 2°(1).—Le froid ayant duréavec intensité, pendant unequin-laine de jours, le Rhône étaitencore très clair, quoiqu’il com-mençât à grossir un peu , attenduque les diverses eaux qui s’yjettent ordinairement, ne gelaientplus avant de s’y rendre.
Hauteur du fleuve , 0 m 80 audessus de l’étiage , c’est-à-dire ,0 m 50 de plus que le 1 er février.
Examinée le 16 février.
Très claire.— Alcaline. — Quel-ques cristaux calcaires. — Grandequantité de substances organiséesvégétales (nostocs, protomènes...)— Très nombreux infusoires (vi-brions, monades , volvoces...) —On trouve en outre dans cette eau,quelques rares débris organiquesd’animaux plus élevés, tels quedes lamelles épidermiques.
Examinée le 9 mars.
Même état.
Eau recueillie le 9 février.
Température de l’air, 3 0 8 audessus de 0. — Température del’eau , 4 ° 3.
Ce jour-là le dégel était pro-noncé. Les eaux provenant de lafusion de la glace et de la neige ,venaient en abondance se réunir àcelle du Rhône , qui commençaità en être sensiblement augmentéeet troublée.
Hauteur du fleuve, 1 m 50 audessus de l’étiage, 0 m 80de plusque le 1 er février , 0 m 50 deplus que le 4 février.
Examinée le 16 février.
Un peu blanchâtre. — Alcaline.— Nombreux animalcules infu-soires. — Matière verdâtre végé-tale.
Examinée le 9 mars.
Couche abondante de substancesorganisées végétales, à la sur-face, (nostocs, protomènes, ma-tière verte....)—Animalcules in-fusoires nombreux. Quelque»rares cristaux.
(1) Toutes les observations de température , contenues dans cetravail, sont énoncées en degrés centigrades.