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Les nivellements ont été faits et vérifiés avec pré-cision, pour les sources’les plus basses de chaquesystème dont l’ensemble forme un ruisseau. Quantaux Ruisseaux de Saint-Martin-de-Fontaine , de Sainte-Euphémie et de Toussieux, qui sont évidemmentbeaucoup au dessus de la hauteur dont on peut avoirbesoin, pour la dérivation projetée, je me suis bornéà mesurer et à additionner les diamètres des rouesdes moulins, que ces ruisseaux font mouvoir succes-sivement; j’ai fait ainsi abstraction de la pente entreles moulins, et j’ai obtenu, par la somme totale deschutes d’eau utilisées, une hauteur nécessairementmoindre que celle des sources.
Tous les jaugeages ont été faits au moyen d’unefeuille de zinc soigneusement graduée , portant uneéchancrure rectangulaire de 20 centimètres de largeur,et d’une hauteur indéfinie; quatre échelles, diviséesen centimètres et millimètres, étaient gravées sur lajauge, savoir: l’une contre le montant de droite del’échancrure; l’autre contre le montant de gauche ; latroisième, à 25 centimètres de l’échancrure, côtédroit; la quatrième, placée symétriquement du côtégauche, à la même distance de 25 centimètres. Lezéro des quatre échelles était au niveau du seuil,c’est-à-dire de l’arête inférieure de l’échançrure, des-tinée à former déversoir.
Un batardeau a été pratiqué dans le lit de chaquesource; et dans ce batardeau, j’ai fait placer la jaugeverticalement, de manière à faire déverser toutes leseaux par l’échancrure ; la hauteur de la veine fluideau dessus du seuil, donnait alors la mesure de l’eauqui s’écoulait.